Attentat de Reylanli : l'un des principaux suspects arrêté

Un homme marche au milieu des gravats, le 12 mai 2013 à Reyhanli, touché la veille par un double attentat [Bulent Kilic / AFP/Archives] Un homme marche au milieu des gravats, le 12 mai 2013 à Reyhanli, touché la veille par un double attentat [Bulent Kilic / AFP/Archives]

Les forces de sécurité turques ont arrêté l'un des principaux suspects dans l'enquête sur un double attentat qui a fait 51 morts samedi près de la Syrie et a été imputé à une organisation turque proche du régime de Damas, a affirmé vendredi un responsable local.

"Hier soir (jeudi) à 23H40 (20H40 GMT), M. G., un des principaux suspects a été arrêté (...). Deux autres personnes impliquées dans l'attentat sont encore recherchées", a déclaré lors d'une conférence de presse Celalettin Lekesiz, le gouverneur de la province de Hatay, où s'est produite l'attaque.

Le gouverneur a expliqué que les trois hommes, tous originaires de la province, avaient tenté de fuir en Syrie mais en avaient été empêchés par les forces de sécurité. Il a appelé la population à coopérer avec la police pour faciliter l'arrestation des deux fugitifs.

Selon la chaîne d'information NTV, M. G. serait la personne qui a acheté les deux véhicules utilisés pour l'attentat.

M. Lekesiz a indiqué le nombre de suspects arrêtés était désormais de 13. Quatre d'entre eux ont été placés en détention préventive, quatre autres ont été libérés dans l'attente de leur procès, et les quatre derniers devaient être déférés vendredi devant un tribunal qui statuera sur leur sort.

Deux véhicules bourrés d'explosifs ont explosé samedi devant la mairie et la poste centrale de Reyhanli, une petite ville de 60.000 habitants située à huit kilomètres de la frontière syrienne, et qui accueille de nombreux réfugiés syriens. L'attaque a fait 51 morts et une centaine de blessés.

Les autorités turques ont imputé le double attentat à un groupuscule clandestin turc d'extrême gauche, les "Acilciler", classé comme une organisation terroriste par Ankara et jugé proche des services de renseignement syriens.

La Turquie soutient les rebelles syriens et a appelé au départ du président Bachar al-Assad. Elle accueille sur son sol quelque 400.000 réfugiés syriens.

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