Tunisie : le rassemblement des salafistes interdit

Seifeddine Raïs, porte-parole d'Ansar Ashariaa, groupe islamiste radical, le 16 mai 2013 à Tunis [Hosni Manoubi / AFP] Seifeddine Raïs, porte-parole d'Ansar Ashariaa, groupe islamiste radical, le 16 mai 2013 à Tunis [Hosni Manoubi / AFP]

Le rassemblement des salafistes prévu dimanche à Kairouan, dans le centre de la Tunisie, a été interdit, a annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur.

"Nous avons décidé d'interdire ce rassemblement en raison d'une violation de la loi et de la menace qu'il représente pour la sécurité et l'ordre public", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou avait indiqué plus tôt qu'aucune demande d'autorisation n'avait été présentée par Ansar Asshariaa, le principal groupe salafiste jihadiste du pays, ce dernier ne reconnaissant pas l'autorité de l'Etat.

"Tous ceux qui défieront l'autorité de l'Etat et de ses institutions, ceux qui tenteront se semer le chaos, ceux qui inciteront à la violence et à la haine en porteront toute la responsabilité", a averti le ministère.

Le ministre avait indiqué que le gouvernement déciderait d'ici samedi de permettre ou non la tenue d'un congrès, tout en prévenant l'organisation que l'Etat ne se laisserait pas "menacer".

Le chef du parti islamiste au pouvoir Ennahda, Rached Ghannouchi, avait affirmé cette semaine que le gouvernement avait interdit le rassemblement des salafistes qui en retour avaient appelé "40.000 partisans" à défier les autorités et à se réunir pour leur congrès annuel.

Le ministère de l'Intérieur a menacé de représailles "tous ceux tenteront de s'attaquer aux forces de l'ordre" et assure que la police et l'armée sont "hautement mobilisées pour protéger la sécurité des citoyens et leurs biens".

Dans son communiqué, le ministère affirme que l'Etat est "engagé à respecter le droit de manifester pacifiquement, à préserver la liberté d'expression, la pratique religieuse et la prédication pacifique pour tous les citoyens conformément aux procédures et lois en vigueur".

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