Venezuela : remise en liberté d'un membre de l'opposition

Antonio Rivero le 24 septembre 2010 à Caracas [Miguel Gutierrez / AFP/Archives] Antonio Rivero le 24 septembre 2010 à Caracas [Miguel Gutierrez / AFP/Archives]

Un tribunal de Caracas a ordonné vendredi la remise en liberté du général à la retraite et membre de l'opposition Antonio Rivero, placé en détention provisoire fin avril sur décision judiciaire.

Les autorités judiciaires lui reprochent d'être impliqué dans les violences qui ont suivi l'élection présidentielle du 14 avril, faisant 9 morts et 78 blessés.

"Je remercie tout le Venezuela pour sa solidarité et son soutien", a déclaré l'ex-général, l'un des leaders du parti d'opposition Volonté populaire, sur la chaîne Globovision.

Le général, ex-directeur de la Protection civile entre 2003 et 2008, a expliqué qu'il allait subir des examens médicaux en raison de la grève de la faim qu'il dit avoir observée pendant 15 des 21 jours de sa détention provisoire.

Le chef de l'opposition Henrique Capriles, battu d'une courte tête par Nicolas Maduro lors du scrutin présidentiel d'avril dernier, s'est immédiatement réjoui de cette libération.

"La liberté du général Antonio Rivero est un acte de justice", a-t-il déclaré sur Twitter. "Il n'aurait jamais dû être détenu ! Assez de l'utilisation des tribunaux à des fins politiques".

Rivero avait été arrêté le 27 avril dernier et incarcéré au siège des services de renseignements. Un tribunal de Caracas a retenu contre l'ex-général plusieurs chefs d'inculpation, dont celui d'incitation à commettre des délits.

Jeudi dernier, le ministre de l'Intérieur avait diffusé une vidéo sur laquelle apparaissait Antonio Rivero donnant des instructions à des jeunes lors d'une manifestation organisée le 15 avril sur la place Altamira, dans l'est de la capitale, pour contester la victoire de Nicolas Maduro à l'élection présidentielle entachée selon l'opposition d'irrégularités.

Des dirigeants de l'opposition ont assuré que contrairement à ce qu'affirment les autorités, cette vidéo montre que Rivero appelait les jeunes à "ne pas s'engager sur la voie de la violence".

Le dirigeant de Volonté populaire, Leopoldo Lopez, a affirmé lundi qu'Antonio Rivero était "le premier prisonnier politique" du gouvernement du président Maduro.

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