Cambodge : nouvel accident dans une usine textile, 23 blessés

Des personnes regardent le toit d'une usine textile sur le sol après l'effondrement d'une dépendance, le 20 mai 2013 à Phnom Penh [Tang Chhin Sothy / AFP] Des personnes regardent le toit d'une usine textile sur le sol après l'effondrement d'une dépendance, le 20 mai 2013 à Phnom Penh [Tang Chhin Sothy / AFP]

Au moins 23 ouvriers ont été blessés lundi au Cambodge lorsqu'une dépendance d'une usine textile s'est effondrée, a indiqué la police, quelques jours après la mort de deux personnes lors d'un accident dans un autre établissement du secteur.

L'accident s'est produit lundi en milieu de journée dans un bâtiment de béton et métal où les ouvriers passaient leur pause-déjeuner dans cette usine "Top World" de Phnom Penh.

"L'abri était vieux et il s'est effondré dans le lac pendant que les ouvriers étaient en train de déjeuner", a déclaré à l'AFP Hy Narin, un responsable de la police locale.

"Personne n'est mort mais 23 ouvriers ont été blessés" et conduits à l'hôpital, a-t-il ajouté.

Selon des témoins, les secours étaient toujours sur les lieux lundi après-midi pour s'assurer que personne ne soit prisonnier des décombres.

L'usine produit des vêtements pour le géant suédois H&M, selon Ath Thun, président de la Confédération cambodgienne du travail.

"Avec ce dernier incident, nous sommes inquiets pour la sécurité des ouvriers du textile", a-t-il déclaré à l'AFP.

Jeudi dernier, le plafond d'une usine de chaussures de la province de Kampong Speu (sud) s'était effondré, tuant deux personnes.

En avril, le tragique effondrement d'un immeuble du secteur textile au Bangladesh avait fait 1.127 morts, jetant une lumière crue sur les conditions dans lesquelles travaillent les ouvriers de la confection dans certains pays asiatiques.

Les exportations de textile ont rapporté 4,6 milliards de dollars au Cambodge l'an dernier.

Quelque 650.000 ouvriers travaillent dans le secteur, dont 400.000 pour des sociétés exportatrices. Mais des scènes d'évanouissements collectifs ont tiré la sonnette d'alarme depuis deux ans, sur fond de sous-alimentation, de surmenage et de mauvaise ventilation des ateliers.

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