Corée du Nord : nouveau test de tir de missile

Photo non datée de missiles nord-coréens [ / Kcna/KNS/AFP/Archives] Photo non datée de missiles nord-coréens [ / Kcna/KNS/AFP/Archives]

La Corée du Nord a effectué lundi un nouveau test de tir de missile de courte portée, le cinquième en trois jours, une série d'essais qui a poussé le secrétaire général de l'ONU à s'inquiéter des risques "d'escalade dangereuse".

Ce tir a été confirmé par un porte-parole du chef d'Etat major des armées de Corée du Sud, qui ignorait s'il s'agissait de tests de missiles guidés ou de fusées tirées de lanceurs multiples.

"Nous cherchons à en savoir plus sur la nature précise de ces essais", a déclaré le porte-parole.

La Corée du Nord a lancé trois missiles de courte portée samedi, et un quatrième dimanche, à partir de sa côte orientale et vers la mer du Japon, probablement dans le cadre de manoeuvres militaires, selon la Corée du Sud.

De tels tirs se sont déjà produits mais ils surviennent cette fois après une période de très forte tension sur la péninsule coréenne, causée par une nouvelle vague de sanctions de la communauté internationale vis-à-vis de Pyongyang, après un tir de fusée et un 3e essai nucléaire.

Le porte-parole du ministère a refusé d'identifier ces missiles, mais il pourrait s'agir, selon la presse sud-coréenne, de missiles sol-sol KN-02, dont la portée peut attendre 160 km.

Il y a quelques semaines, au plus fort de la crise, Pyongyang semblait prêt à tester des missiles de moyenne portée, plusieurs engins ayant été amenés sur des pas de tir le long de la côte. Ils ont été retirés début mai, selon des observations américaines.

Washington et Séoul craignent en effet que des essais du missile de moyenne portée Musudan ne relancent les tensions.

Les Musudan ont une portée estimée à entre 2.500 et 4.000 km, une distance suffisante pour atteindre la Corée du Sud et le Japon, et éventuellement les bases américaines situées sur l'île de Guam dans le Pacifique.

Ces tirs de missiles, même de courte portée, inquiètent le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui "demeure préoccupé par les provocations et les tensions dans la péninsule coréenne, surtout étant donné les risques de mauvais calcul et d'escalade dangereuse", avait indiqué dimanche son porte-parole Martin Nesirky.

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