Le FSB affirme avoir déjoué un attentat à Moscou

La place rouge à Moscou [Denis Sinyakov / AFP/Archives] La place rouge à Moscou [Denis Sinyakov / AFP/Archives]

Les services spéciaux russes (FSB) ont déjoué un attentat que préparaient à Moscou trois rebelles dont deux ont été tués, a annoncé lundi le comité antiterroriste russe cité par les agences de presse.

"Les forces de l'ordre ont déjoué une tentative d'attentat dans la capitale russe", a indiqué le comité.

Les rebelles ont été repérés dans une maison de la ville d'Orekhovo-Zouïevo, dans la région de Moscou.

"Ces criminels, des citoyens russes, sont venus d'Afghanistan et du Pakistan où ils ont été entraînés et se préparaient à commettre un attentat", selon la même source.

Ils ont ouvert le feu après que les représentants des forces spéciales les ont sommés de se rendre. "Lors d'un bref affrontement, deux d'entre eux ont été anéantis et un arrêté. Un représentant des forces spéciales a été légèrement blessé", selon la même source.

Les autorités russes ne précisent pas quel genre d'attentat était en préparation.

Le président Vladimir Poutine a été informé de l'opération, a indiqué son porte-parole, Dmitri Peskov. "Vladimir Poutine a reçu des rapports du FSB lors de la préparation de l'opération pour arrêter les terroristes, et immédiatement après la fin de l'opération", a-t-il précisé.

Moscou a été à plusieurs reprises depuis 1999 le théâtre d'attentats meurtriers.

Les derniers en date sont celui qui a frappé l'aéroport Domodedovo de Moscou en janvier 2011 (37 morts) et le double attentat dans le métro de Moscou en 2010 (40 morts).

Ces attaques ont été revendiquées par le chef de la rébellion islamiste du Caucase russe, le Tchétchène Dokou Oumarov.

Issu des rangs des rebelles tchétchènes qui ont combattu les forces russes pour l'indépendance de la Tchétchénie, Dokou Oumarov a abandonné en 2007 la cause indépendantiste pour l'islamisme, en s'autoproclamant à la tête d'un "émirat du Caucase".

Début 2012, Moscou a affirmé que les services secrets russes et ukrainiens avaient déjoué un attentat d'islamistes tchétchènes contre Vladimir Poutine, alors Premier ministre, à moins d'une semaine de l'élection présidentielle du 4 mars, qu'il a remportée.

Selon la télévision publique russe, les deux suspects avaient déclaré avoir reçu pour instruction d'aller dans un premier temps à Odessa (sud de l'Ukraine) pour apprendre à fabriquer des bombes et de se rendre par la suite à Moscou pour préparer un attentat contre Vladimir Poutine.

L'un d'eux, Ilia Pianzine, extradé en Russie, est revenu sur ses aveux, affirmant que des agents de services de sécurité ukrainiens l'avaient torturé.

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