Etats-Unis: levée de sanctions à l'horizon après la visite du président birman

Le sénateur américain, Mitch McConnell, le 21 mai 2013 à Washington DC. [Alex Wong / Getty Images/AFP] Le sénateur américain, Mitch McConnell, le 21 mai 2013 à Washington DC. [Alex Wong / Getty Images/AFP]

Un influent sénateur américain a affirmé qu'il soutenait désormais la fin de la plupart des sanctions économiques contre la Birmanie après avoir rencontré mardi son président à Washington, laissant entrevoir une prochaine normalisation des relations entre les deux pays.

Mitch McConnell, chef de la minorité républicaine à la chambre haute du Congrès, défendait depuis une décennie le maintien de sanctions contre un pays dirigé pendant un demi-siècle par une junte militaire.

Mais mardi, après avoir rencontré le président Thein Sein, qui a oeuvré à des réformes encouragées par Washington, M. McConnell a dit penser que "renouveler les sanctions représenterait une gifle pour les réformateurs birmans, et enhardirait ceux qui veulent ralentir ou faire régresser les réformes".

Le président Barack Obama, qui a reçu Thein Sein la veille à la Maison Blanche, une première pour un dirigeant birman en 47 ans, a déjà accordé des dérogations à des sanctions contre la Birmanie, mais le Congrès n'a pas encore formellement abrogé le dispositif.

Thein Sein a en outre rencontré séparément quatre membres démocrates de la Chambre des représentants, qui lui ont remis une liste de près de 250 prisonniers, incarcérés selon eux pour leurs opinions politiques, et l'ont exhorté à oeuvrer à la fin des violences ethniques qui endeuillent la Birmanie.

M. Obama avait salué la veille les réformes politiques et économiques entreprises par son homologue, mais il avait aussi réclamé la fin des violences.

Le sénateur Mitch McConnell, le 21 mai 2013 à Washington DC. [Alex Wong / Getty Images/AFP]
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Le sénateur Mitch McConnell, le 21 mai 2013 à Washington DC.

Thein Sein a assuré qu'il voulait poursuivre les réformes démocratiques dans son pays, qui a quitté en l'espace de quelques années son statut de paria alors que la junte semblait desserrer son étreinte sur le pouvoir.

Ancien Premier ministre de la junte devenu chef de l'Etat en 2011, il a surpris jusqu'aux plus cyniques en libérant, après son accession au pouvoir, des centaines de prisonniers politiques et en laissant entrer au Parlement Aung San Suu Kyi, opposante historique.

Les élections de 2015 révèleront la sincérité du régime: les Birmans pourraient décider de porter Aung San Suu Kyi au sommet de l'Etat et forcer les militaires à céder pacifiquement le pouvoir.

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