Irak : 5 morts après de nouveaux attentats dans le nord

Des irakiens constatent les dégâts provoqués par deux attentats à la voiture piégée, le 21 mai 2013, dans la ville de Touz Khourmatou, au nord de Bagdad [Marwan Ibrahim / AFP] Des irakiens constatent les dégâts provoqués par deux attentats à la voiture piégée, le 21 mai 2013, dans la ville de Touz Khourmatou, au nord de Bagdad [Marwan Ibrahim / AFP]

Cinq personnes ont été tuées mardi matin dans des attentats survenus au nord de l'Irak, au lendemain d'une vague d'attaques qui a fait 64 morts, a-t-on appris auprès de sources médicales et sécuritaires.

A Touz Khourmatou, une ville située à 175 km au nord de Bagdad, trois personnes ont péri et 44 autres ont été blessés dans l'explosion de deux voitures piégées dans un quartier à majorité turcomane.

Plus au nord, à Kirkouk, deux bombes ont tué deux vendeurs de moutons sur un marché dans l'est de la ville. Au moins 25 personnes ont été blessées.

Tant Touz Khourmatou que Kirkouk font partie d'une bande de territoire que revendiquent la région autonome du Kurdistan irakien et le gouvernement fédéral de Bagdad.

Ces nouvelles attaques, qui n'ont pas été revendiquées, surviennent au lendemain d'un accès de violences qui a visé en majorité les chiites. Selon un bilan établi par l'AFP sur la base d'informations fournies par des sources médicales et sécuritaires, 64 personnes ont péri au cours de la journée de lundi.

L'Irak fait face ces dernières semaines à une recrudescence des violences qui fait craindre le retour au conflit confessionnel des années 2006-2007, lorsque, chaque mois, plus d'un millier de personnes périssaient dans des violences.

Face à cette situation, le Premier ministre Nouri al-Maliki a annoncé lundi un changement imminent de sa politique sécuritaire.

À suivre aussi

Des manifestants irakiens brûlent des pneus à Bagdad le 4 octobre 2019  [AHMAD AL-RUBAYE / AFP]
Proche-Orient Contestation en Irak : 73 morts, plus de 3.000 blessés depuis mardi
Plusieurs manifestants sont morts pendant les premiers jours de manifestation.
Proche-Orient La répression contre les manifestants continue de faire des morts en Irak
Jacques Chirac et Dominique de Villepin, le 20 mars 2003, au lendemain du début de la guerre en Irak.
Disparition Quand Jacques Chirac disait «non» à la guerre en Irak en 2003

Ailleurs sur le web

Derniers articles