RDC : 19 morts et 27 blessés dans des combats

Des policiers congolais patrouillent dans une rue de Goa, le 4 décembre 2012 [Phil Moore / AFP/Archives] Des policiers congolais patrouillent dans une rue de Goa, le 4 décembre 2012 [Phil Moore / AFP/Archives]

Quinze rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont été tués et 21 blessés, tandis que l'armée congolaise a enregistré 4 morts et 6 blessés au cours de combats lundi près de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, a annoncé mardi à Kinshasa le gouvernement.

"Le bilan des combats de ce lundi 20 mai fait état de 15 éléments tués et 21 blessés lors des combats (...) parmi les pseudo-mutins du M23 tandis que les forces gouvernementales ont enregistré 4 morts et 6 blessés", a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, au cours d'une conférence de presse.

La reprise des combats entre armée et rebelles intervient avant l'arrivée mercredi du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en tournée dans la région des Grands Lacs, avec une étape prévue à Goma, capitale du Nord Kivu, avant Kigali.

Le porte parole a confirmé que les combats se poursuivaient mardi dans la même zone.

"Six assaillants ont été captures par les Forces armées de la République démocratique du Congo tandis que deux autres, qui tentaient de prendre la fuite, ont été captures par la population et remis a la police nationale congolaise. Parmi ces derniers se trouve un mineur d'âge", a-t-il ajouté, avant de qualifier d'"exemple à suivre" les civils qui ont participe à la capture.

Selon le ministre le gouvernement "confirme que le M23 et ceux qui le soutiennent dans la région ont délibérément perpétré cette attaque pour retarder l'avènement de la paix dans une région qu'ils ont mis sous coupe réglée depuis de longues années".

D'après lui, l'attaque, "préparée de longue date (...) visait sans aucun doute à dissuader, voire empêcher le déploiement de la brigade spéciale d'intervention des Nations Unies". Cette brigade, qui commence à se déployer, doit compter à terme 3.000 militaires sud-africains, tanzaniens et malawites, elle a pour mission de lutter contre les groupes armés de la région.

Selon lui, le M23 bénéficie du soutien de "supplétifs étrangers", venus d'un pays qu'il n'a pas nommé. Il a ajouté que "des armes lourdes et plusieurs caisses de munitions en provenance de l'extérieur ont été récupérées dans deux positions avancées de l'ennemi passées sous contrôle des forces régulières congolaises".

À suivre aussi

Délinquance Violences contre la police et les pompiers : mais que sont les «tirs de mortiers» ?
Justice Gilets jaunes : deux policiers renvoyés en correctionnelle pour des violences à Paris
forces de l'ordre Toujours plus de policiers et gendarmes blessés en mission

Ailleurs sur le web

Derniers articles