Etats-Unis: Kerry dénonce "le manque de transparence" de la présidentielle en Iran

John Kerry lors d'une conférence de presse le 24 mai 2013 à Tel Aviv [Jim Young / Pool/AFP] John Kerry lors d'une conférence de presse le 24 mai 2013 à Tel Aviv [Jim Young / Pool/AFP]

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dénoncé vendredi "le manque de transparence" dans l'élection présidentielle en Iran, où deux des principaux candidats ont été invalidés.

"Le manque de transparence rend hautement improbable que cette liste de candidats puisse représenter la large volonté du peuple iranien ou incarner un changement", a déclaré M. Kerry, qui achevait une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens, lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Tel-Aviv.

Le chef de la diplomatie américaine a jugé "étonnant un processus dans lequel un Conseil des gardiens non élu et non responsable devant le peuple iranien a disqualifié des centaines de candidats potentiels selon des critères vagues".

"C'est loin d'être une élection respectant les normes selon lesquelles la plupart des gens et la plupart des pays jugent qu'il s'agit d'élections libres, équitables et ouvertes", a-t-il ajouté.

Deux des principaux candidats à l'élection iranienne du 14 juin, l'ex-chef de l'Etat Akbar Hachémi Rafsandjani, chef de file des conservateurs modérés et des réformateurs, et Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, ont été exclus du scrutin.

La décision du Conseil des gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les candidatures, ouvre la voie à plusieurs personnalités fidèles au guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, dont les proches contrôlent déjà le pouvoir judiciaire et le Parlement.

Au total, huit candidats, dont cinq conservateurs, deux modérés et un réformateur, ont été autorisés à se présenter.

S'agissant du programme nucléaire controversé de Téhéran, qui inquiète les Etats-Unis et Israël, M. Kerry a réaffirmé que Washington souhaitait "un règlement pacifique, dans l'intérêt de la région et du monde".

"L'heure tourne", a-t-il néanmoins estimé.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir développer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément catégoriquement.

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