Élections municipales en Italie

Ignazio Marino, candidat du Parti démocrate (PD), le 12 avril 2013 à Rome [Gabriel Bouys / AFP/Archives] Ignazio Marino, candidat du Parti démocrate (PD), le 12 avril 2013 à Rome [Gabriel Bouys / AFP/Archives]

Les Italiens votaient ce dimanche aux élections municipales dans des centaines de villes, dont la capitale, un scrutin test un mois après la formation d'un gouvernement de large alliance où cohabitent la droite et la gauche.

Au total 7 millions d'Italiens sont appelés à voter. Les regards sont tournés vers Rome où le maire sortant, l'ex-néofasciste Gianni Alemanno, du parti de Silvio Berlusconi, affronte Ignazio Marino, candidat du principal parti de gauche, dont est issu le chef du gouvernement Enrico Letta.

Selon les derniers sondages publiés, les deux hommes se partageraient chacun entre 33 et 35% des voix. Viendrait derrière (15%) Marcello de Vito, candidat du Mouvement Cinq étoiles (M5S) de l'ex-comique Beppe Grillo qui s'était adjugé un quart des voix aux dernières législatives de février, mais semble avoir perdu du terrain.

Le refus du M5S de s'allier à la coalition de gauche, en dépit des nombreuses sollicitations de cette dernière, a conduit à des mois d'impasse politique qui ont abouti à la formation d'un gouvernement où cohabitent une droite et une gauche ennemies depuis des décennies.

Comme toujours en Italie, les élections s'étalent sur deux jours: toute la journée de dimanche et lundi jusqu'à 13H00 GMT. En cas de ballottage, probable à Rome, un second tour se tiendra les 9 et 10 juin.

Gianni Alemanno, ex-néo fasciste, le 24 mai 2013 à Rome avec Silvio Berlusconi [Filippo Monteforte / AFP]
Photo
ci-dessus
Gianni Alemanno, ex-néo fasciste, le 24 mai 2013 à Rome avec Silvio Berlusconi
 

M. Alemanno est sous le feu des critiques notamment pour la congestion de la circulation dans la Ville éternelle, des transports en communs en déshérence et une crise dans le traitement des déchets. Il s'en défend en accusant l'héritage laissé par son prédécesseur de gauche et affirme avoir rétabli les comptes malgré la crise. Il accuse aussi son rival de "ne pas connaître Rome".

Marino a promis une amélioration des transports et promis de faire revenir "transparence, honnêteté et culture" à Rome.

Des élections se tiennent dans 566 communes, dont Ancone, Brescia, Pise et Sienne, pour la plupart confrontées aux mêmes problèmes que la capitale en raison de la récession et des mesures d'austérité qui les ont privées d'une partie de leurs ressources.

Le Parti démocrate (PD, gauche) était arrivé premier aux élections législatives de février, devant le Peuple de la Liberté (PDL, droite) de Silvio Berlusconi mais n'avait pu réunir une majorité suffisante au Parlement.

Selon des analystes en Italie, Berlusconi pourrait faire chuter le gouvernement dans les prochains mois, les sondages indiquant qu'en cas de nouveau scrutin, il pourrait cette fois-ci remporter les élections. Mais le Cavaliere, 76 ans, qui a déjà été trois fois premier ministre, et est confronté à plusieurs procès dont un pour prostitution de mineure, ne cesse pour l'instant d'assurer sa "loyauté" au gouvernement.

Vous aimerez aussi

Le vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini le 17 octobre 2018 à Moscou [Mladen ANTONOV / AFP/Archives]
Crise Migrants refoulés par la France : Salvini envoie des policiers à la frontière
L'agence de notation Moody's a dégradé la note de l'Italie, s'inquiétant d'une stabilisation et non d'une diminution de la dette publique au cours des prochaines années [EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives]
Europe Moody's dégrade la note de l'Italie, s'inquiète de la dette
Ligue des Champions Les 10 bonnes raisons de suivre la Serie A cette saison

Ailleurs sur le web

Derniers articles