Elections municipales en Italie: affluence de 15% plus faible

Gianni Alemanno, ex-néo fasciste, le 24 mai 2013 à Rome avec Silvio Berlusconi [Filippo Monteforte / AFP] Gianni Alemanno, ex-néo fasciste, le 24 mai 2013 à Rome avec Silvio Berlusconi [Filippo Monteforte / AFP]

Les Italiens ont continué lundi matin à voter aux élections municipales dans des centaines de villes, dont Rome, mais l'affluence, à la clôture provisoire des bureaux dimanche soir, était de 15% plus faible qu'en 2008, selon le ministère de l'Intérieur.

Le scrutin se poursuivra jusqu'à 15H00 (13H00 GMT), et les résultats seront connus dans l'après-midi.

Dans la capitale, où il s'agit d'un scrutin test un mois après la formation d'un gouvernement national où cohabitent droite et gauche, la participation à 20H00 GMT dimanche s'est établie à 37,6%, contre 57,20% en 2008, soit une baisse de 20%, selon le ministère.

En moyenne dans les 564 communes où les Italiens étaient invités à voter, dont Ancône, Brescia, Pise et Sienne, la participation a atteint seulement 44,66%, soit quinze pour cent de moins que cinq ans plus tôt, où elle était arrivée dès le soir du premier jours à 60%.

Au total, 7 millions d'Italiens sont appelés à voter. Les regards sont tournés vers Rome où le maire sortant, l'ex-néofasciste Gianni Alemanno, du parti de Silvio Berlusconi, affronte Ignazio Marino, candidat du principal parti de gauche, dont est issu le chef du gouvernement Enrico Letta.

Selon les derniers sondages publiés, les deux hommes se partageraient chacun entre 33 et 35% des voix. Viendrait derrière (15%) Marcello de Vito, candidat du Mouvement Cinq étoiles (M5S) de l'ex-comique Beppe Grillo qui s'était adjugé un quart des voix aux dernières législatives de février, mais semble avoir perdu du terrain.

En cas de ballottage, probable à Rome, un second tour se tiendra les 9 et 10 juin.

Des élections se tiennent pour la plupart dans des villes confrontées à la récession et aux mesures d'austérité.

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