Meurtre à Londres : les suspects toujours hospitalisés

Des policiers devant la porte d'un immeuble au sud-est de Londres, le 23 mai 2013 [Carl Court / AFP/Archives] Des policiers devant la porte d'un immeuble au sud-est de Londres, le 23 mai 2013 [Carl Court / AFP/Archives]

Trois hommes qui avaient été arrêtés après le meurtre barbare d'un militaire britannique mercredi à Londres ont été libérés sous caution, alors que les deux principaux suspects, toujours hospitalisés, n'ont pu être interrogés, a annoncé la police lundi.

Trois hommes qui avaient été interpellés samedi pour complicité de meurtre ont quitté libre un commissariat de Londres lundi.

A ce jour, neuf personnes ont été arrêtées dans l'enquête du soldat poignardé à coups de couteau et de hachoir en pleine rue: six ont été relâchées, dont quatre libérées sous caution; une reste en garde à vue pour complicité de meurtre; et les deux principaux suspects, Michael Adebolajo et Michael Adebowale, blessés sur les lieux du crime par la police, sont toujours hospitalisés, selon Scotland Yard.

Leur "état de santé est stable" et ils "seront interrogés quand cela sera possible", a indiqué la police, qui ne précise pas la gravité de leurs blessures.

L'enquête, qui mobilise quelque 500 personnes, "se concentre sur la sécurité du public et l'identification d'autres personnes qui pourraient être impliquées" dans le meurtre, a déclaré le patron du contre-terrorisme à Scotland Yard, Stuart Osborne.

La police étudie notamment des images de vidéosurveillance et a de nouveau appelé toute personne ayant filmé ou pris des photos du drame de les leur remettre.

Par ailleurs, un homme qui s'est présenté comme un ami de Michael Adebolajo et a affirmé que les services secrets britanniques connaissaient le suspect principal était toujours interrogé lundi par la police. Ce témoin, Abou Nusaybah, est soupçonné d'avoir "ordonné ou préparé (...) des actes terroristes", mais selon une source proche de l'enquête, son arrestation, qui a eu lieu vendredi soir, n'est pas directement liée au meurtre du soldat.

Ce drame a fait craindre une hausse des tensions communautaires au Royaume-Uni, malgré les appels au calme du gouvernement et de la communauté musulmane. Une organisation qui combat l'extrémisme religieux a constaté, depuis le meurtre, une recrudescence des incidents visant les musulmans.

Dimanche soir, un incendie a éclaté dans un centre culturel musulman à Grimsby (est de l'Angleterre), sans faire de blessés selon la police qui a arrêté deux personnes. Des cocktails Molotov ont été jetés sur l'établissement, a affirmé le président de la mosquée, Diler Gharib. Des fenêtres de la mosquée avaient déjà été endommagées jeudi et 11 personnes arrêtées, selon la police. Aucun lien n'a été établi pour l'instant entre le meurtre du soldat et ces incidents.

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