Soldat tué à Londres : l'un des suspects quitte l'hôpital

Michael Adebowale (c), l'un des deux auteurs présumés du meurtre d'un soldat britannique, le 23 novembre 2010 au Kenya [Michael Richards / AFP/Archives] Michael Adebowale (c), l'un des deux auteurs présumés du meurtre d'un soldat britannique, le 23 novembre 2010 au Kenya [Michael Richards / AFP/Archives]

Michael Adebowale, l'un des deux auteurs présumés du meurtre d'un soldat britannique, blessé lors de son interpellation, a quitté mardi l'hôpital pour être aussitôt placé en garde à vue et interrogé dans un commissariat londonien, a annoncé la police britannique.

"Cet après-midi, un homme de 22 ans arrêté le 22 mai, étant suspecté du meurtre de Lee Rigby, a quitté l'hôpital. Il a été placé en garde à vue dans un poste de police du sud de Londres", a dit Scotland Yard dans un communiqué.

Scotland Yard a ajouté qu'il devra aussi répondre d'une "tentative de meurtre sur un officier de police". Le suspect est accusé d'avoir pointé une arme à feu en direction de la patrouille de police au moment de son arrivée sur les lieux du meurtre.

Il s'agit de la première opportunité donnée à la brigade antiterroriste d'entendre Michael Adebowale, six jours après les faits.

Le second auteur présumé du meurtre, Michael Adebolajo, 28 ans, était toujours hospitalisé mardi soir après avoir été également blessé lors de son interpellation. Il avait immédiatement revendiqué les faits dans une vidéo amateur.

Dans un communiqué rendu public mardi, la famille d'Adebolajo a transmis ses condoléances à celle du soldat tué. Elle y "condamne sans réserve" le meurtre et fait part de "sa honte profonde".

Photo prise le 26 mai 2013 à Londres de fleurs posées en hommage au soldat anglais Lee Rigby [Leon Neal / AFP/Archives]
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Photo prise le 26 mai 2013 à Londres de fleurs posées en hommage au soldat anglais Lee Rigby
 

"Rien de ce que nous pouvons dire n'annulera les événements de la semaine dernière. Toutefois, en tant que famille, nous souhaitons partager avec d'autres notre horreur devant le meurtre insensé de Lee Rigby et exprimer notre honte profonde et notre douleur" face à ces faits.

"Nous condamnons sans réserve tous ceux qui se livrent à des actes de terreur et rejetons totalement leurs arguments qui voudraient que la religion ou la politique puisse justifier ce genre de violences", a martelé la famille chrétienne d'origine nigériane, appelant à ce que leurs "auteurs soient traduits en justice".

Dans la vidéo enregistrée par un passant sur les lieux du drame, Michael Adebolajo, qui s'est converti à l'islam au sortir de l'adolescence, apparaissait les mains couvertes de sang, tenant un hachoir de boucher et un couteau de cuisine. Il y affirmait avoir tué le soldat parce que "des musulmans sont tués quotidiennement par des soldats britanniques", reprenant à son compte des propos utilisés par les islamistes radicaux.

Sur cet enregistrement, on pouvait également voir son complice présumé, Michael Adebowale, armé d'un couteau et d'un pistolet, marcher à proximité du corps de la victime qui gisait au milieu de la rue.

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