Une Pussy Riot en grève de la faim brièvement hospitalisée

Maria Alekhina, membre du groupe Pussy Riot, le 8 août 2012 dans un tribunal de Moscou [Natalia Kolesnikova / AFP/Archives] Maria Alekhina, membre du groupe Pussy Riot, le 8 août 2012 dans un tribunal de Moscou [Natalia Kolesnikova / AFP/Archives]

Une des deux jeunes femmes emprisonnées du groupe contestataire Pussy Riot, Maria Alekhina, qui observe depuis sept jours une grève de la faim, a été brièvement hospitalisée mardi, ont annoncé ses partisans et son avocate.

"Alekhina a été transférée à l'infirmerie de la colonie pénitentiaire pour des examens. Macha (diminutif de Maria, ndlr) en est au septième jour de sa grève de la faim", ont écrit en début d'après-midi les membres du groupe contestataire Voïna qui soutient les Pussy Riot sur leur compte Twitter.

Une heure plus tard, Voïna a annoncé que les examens étaient terminés et que plusieurs de ses membres allaient "avoir un rendez-vous" avec Maria Alekhina dans la colonie de Berezniki, dans l'Oural, où elle purge sa peine de deux ans de privation de liberté.

L'avocate de la jeune femme Irina Khrounova a indiqué à l'AFP que les médecins suivaient de près l'état de santé de sa cliente depuis le début de sa grève de la faim.

"Mais aujourd'hui les examens ont été plus détaillés", a-t-elle dit sans donner plus de précisions.

Le jeune femme a entamé le 22 mai une grève de la faim pour protester contre la décision du tribunal l'ayant empêchée de participer à l'audience sur sa demande de libération anticipée, qui a été rejetée.

Plusieurs personnes, dont les chanteurs Paul McCartney et Peter Gabriel, avaient envoyé des lettres de soutien à Maria Alekhina.

Fin avril, Nadejda Tolokonnikova, la deuxième jeune femme des Pussy Riot emprisonnée, s'était aussi vu refuser une demande de libération anticipée.

Les jeunes femmes avaient été arrêtées en février 2012 après avoir chanté une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte-Vierge de "chasser Poutine".

En août dernier, elles avaient été condamnées à deux ans de camp de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Une troisième jeune femme, également condamnée, a été remise en liberté conditionnelle.

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