Turquie : incidents nocturnes à Ankara et Istanbul qui restent sous tension

Un manifestant lors d'un rassemblement contre le gouvernement, le 1er juin 2013 à Ankara [Adem Altan / AFP] Un manifestant lors d'un rassemblement contre le gouvernement, le 1er juin 2013 à Ankara [Adem Altan / AFP]

Des incidents ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche à Ankara et à Istanbul, où des manifestants ont tenté de rejoindre les bureaux du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dans ces deux villes, ont rapporté les médias turcs.

Dans la capitale Ankara, la police a dispersé par des jets de grenades lacrymogènes et des canons à eau une foule de plusieurs milliers de personnes qui marchait en direction de la primature en chantant des slogans hostiles au chef du gouvernement, a annoncé l'agence de presse Anatolie.

Les manifestants ont riposté en lançant des pavés, avant de détruire des panneaux d'affichage et des feux tricolores ou encore en brisant les vitres des commerces environnants. Deux véhicules ont également été incendiés, ainsi qu'un kiosque à journaux.

Selon Anatolie, ces échauffourées ont fait 56 blessés parmi les forces de l'ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés.

Des incidents similaires ont opposé dans la nuit forces de l'ordre et manifestants à Istanbul, autour des bureaux du Premier ministre dans le quartier de Besiktas. Des barricades ont été dressées dans les rues et la police a dispersé la foule à jets de grenades lacrymogènes. Le calme était revenu dimanche matin.

La place Taksim et le petit parc Gezi, dont le projet de suppression a déclenché le mouvement de protestation antigouvernemental vendredi, ont été occupés toute la nuit par des centaines de manifestants qui ont célébré le recul du Premier ministre.

Des nombreuses barricades restaient dressées dimanche matin dans plusieurs rues qui mènent à la place.

Confronté à l'un des plus importants mouvements de contestation populaire depuis l'arrivée de son parti islamo-conservateur au pouvoir en 2002, M. Erdogan a lâché du lest samedi en ordonnant à la police de se retirer de la place Taksim.

Il a toutefois assuré qu'il ne reviendrait pas sur le projet d'aménagement urbain contesté à l'origine de la révolte.

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