Un universitaire chargé de former le gouvernement palestinien

Le président palestinien Mahmoud Abbas, à Ramallah le 28 mai 2013 [Abbas Momani / AFP/Archives] Le président palestinien Mahmoud Abbas, à Ramallah le 28 mai 2013 [Abbas Momani / AFP/Archives]

Le président de l'Université de Naplouse, en Cisjordanie, Rami Hamdallah, a annoncé dimanche qu'il avait été chargé de former le nouveau gouvernement par le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Le président Abbas m'a chargé de former un nouveau gouvernement et j'ai accepté", a déclaré à l'AFP M. Hamdallah, président de l'Université Al-Najah à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, après avoir été reçu en début de soirée par M. Abbas au siège de la présidence de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie.

Cette annonce intervient au dernier jour du délai légal de cinq semaines pour trouver un successeur au Premier ministre Salam Fayyad, qui expédiait les affaires courantes depuis sa démission le 13 avril, à la suite d'un désaccord avec le président Abbas sur la démission en mars du ministre des Finances Nabil Qassis.

Mais le conflit entre M. Abbas et M. Fayyad, un économiste indépendant très apprécié par la communauté internationale, remontait à septembre, quand la politique budgétaire du Premier ministre a commencé à être contestée, pour s'aggraver avec des manifestations réclamant son départ, soutenues en particulier par des dirigeants du Fatah, le mouvement de M. Abbas, selon des sources politiques.

"Le gouvernement sera formé dans les prochains jours. La plupart des ministres du gouvernement sortant resteront et je ferai venir un nouveau ministre des Finances", a ajouté M. Hamdallah, également secrétaire général de la Commission électorale centrale (CEC)et président du directoire de la Bourse palestinienne, basée à Naplouse.

Rami Hamdallah, membre du Fatah, est docteur en linguistique appliquée de l'Université britannique de Lancaster.

Le Fatah et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, avaient salué la démission de M. Fayyad comme une occasion d'appliquer leurs accords de réconciliation du Caire (avril/mai 2011) et de Doha (février 2012), mais ces espoirs ont fait long feu.

Ces accords prévoient que les gouvernements rivaux de M. Fayyad et du Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, cèdent la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances ont été constamment repoussées.

Lors d'une nouvelle réunion au Caire le 14 mai, Fatah et Hamas se sont donné trois mois pour former un gouvernement d'union nationale et convoquer des élections simultanées.

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