Birmanie : les prisonniers de conscience vont être libérés

Le président birman Thein Sein à Washington, le 20 mai 2013 [Nicholas Kamm / AFP/Archives] Le président birman Thein Sein à Washington, le 20 mai 2013 [Nicholas Kamm / AFP/Archives]

Le président birman Thein Sein, crédité de profondes réformes politiques depuis deux ans, a promis mardi la libération prochaine de tous les prisonniers de conscience, ajoutant que les autorités examinaient chaque dossier avec attention.

"Je veux qu'aucun authentique prisonnier de conscience ne soit en prison", a déclaré l'ancien général dans un discours à la radio, affirmant que tous ceux qui seraient considérés comme tels seraient "libérés bientôt".

"Ceux qui ont commis des crimes tels que des violences, un meurtre, un viol mélangés à la politique" seront en revanche écartés de toute amnistie, a-t-il précisé, une disposition qui pourrait exclure un certain nombre de rebelles des minorités ethniques.

Le gouvernement a libéré des centaines de prisonniers politiques en plusieurs phases, dans le cadre d'un puissant mouvement de réformes qui a aussi permis l'abolition de la censure, l'autorisation des manifestations et l'élection comme députée de l'opposante Aung San Suu Kyi.

Ces prisonniers étaient évalués à quelque 2.000 personnes avant l'auto-dissolution de la junte, en mars 2011.

Le nombre de ceux qui restent encore derrière les barreaux reste sujet à discussion, mais des défenseurs des droits de l'Homme évoquent un chiffre autour de 200.

Les autorités ont créé il y a quelques mois un comité en charge du dossier, notamment pour "définir" les prisonniers de conscience au sein de la population carcérale.

"Nous ne voulons tirer aucun profit politique" de ce dossier, a ajouté Thein Sein, en réponse à certaines critiques qui l'accusent de faire des prisonniers de conscience une monnaie d'échanges avant les importantes échéances diplomatiques du pays.

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