L'Iran ne veut pas la bombe atomique, assure Ali Akbar Velayati

Ali Akbar Velayati s'exprime le 3 juin 2013 à Téhéran lors d'un entretien avec l'AFP [Atta Kenare / AFP] Ali Akbar Velayati s'exprime le 3 juin 2013 à Téhéran lors d'un entretien avec l'AFP [Atta Kenare / AFP]

Ali Akbar Velayati, l'un des principaux candidats à l'élection présidentielle iranienne, a affirmé que son pays ne cherchait pas à se doter de la bombe atomique, comme l'en accusent les Occidentaux et Israël, dans un entretien exclusif à l'AFP.

Il a toutefois écarté tout changement de cap s'il était élu président le 14 juin, expliquant qu'il suivrait "exactement" les directives du guide suprême Ali Khamenei pour défendre le droit de l'Iran "à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique".

"Notre guide suprême a dit que la religion (musulmane) interdit de fabriquer une bombe, nous avons répété que nous étions contre la fabrication d'armes nucléaires", a assuré lundi M. Velayati, en marge de sa campagne électorale.

"Nous croyons que les armes atomiques doivent être supprimées et nous ne voulons pas en construire", a affirmé en février l'ayatollah Khamenei, qui répète depuis des années que l'arme nucléaire est "haram" (interdit par l'islam). Les dirigeants iraniens se réfèrent souvent à ces déclarations présentées comme un décret religieux (fatwa).

Ancien chef de la diplomatie iranienne (1981-1997), M. Velayati est actuellement conseiller pour les affaires internationales du guide suprême.

Le dossier nucléaire empoisonne depuis dix ans les relations entre l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Allemagne), qui soupçonnent Téhéran de chercher à fabriquer la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

Le pays est sous le coup de plusieurs séries de sanctions de l'ONU, renforcées par un embargo pétrolier et financier par les Etats-Unis et l'Union européenne qui a provoqué une grave crise économique.

L'Iran est aussi engagé dans un bras de fer avec l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) qui relève des zones d'ombre dans son programme nucléaire.

"Nous avons tenté de répondre à toutes les questions (de l'AIEA) depuis plus de dix ans mais lorsque nous répondons, une nouvelle question nous est posée", a affirmé M. Velayati, affirmant que c'était "un cercle vicieux dont nous devons nous libérer".

Le candidat conservateur a proposé, s'il était élu, d'avoir des discussions bilatérales avec certains des membres du 5+1, et avec des pays "influents sur la scène internationale", sans dire lesquels.

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