Mali : affrontements entre MNLA et soldats maliens

Photo fournie par le MNLA le 2 avril 2012 montrant des combattants du mouvement dans un lieu non-communiqué du Mali [ / MNLA/AFP/Archives] Photo fournie par le MNLA le 2 avril 2012 montrant des combattants du mouvement dans un lieu non-communiqué du Mali [ / MNLA/AFP/Archives]

Des affrontements ont opposé mercredi des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à des soldats maliens dans la région d'Anefis, localité située au sud de Kidal, ville du nord du Mali occupée par le MNLA que l'armée malienne entend reprendre, a appris l'AFP de sources militaires.

"Nos troupes ont eu des accrochages dans la zone d'Anefis, face à des bandits armés qui ont subi beaucoup de pertes en véhicules et en hommes", a déclaré le porte-parole de l'armée malienne Souleymane Maïga.

Les affrontements ont été confirmés par le MNLA et une source militaire régionale.

"L'armée malienne a attaqué nos positions ce matin à Anefis, elle a décidé ce matin de régler la situation par la guerre et le gouvernement malien assumera toutes les conséquences", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA.

Mahamadou Djeri Maïga se trouve à Ouagadougou pour des négociations avec Tiébilé Dramé, émissaire du régime de transition malien, sous l'égide de la médiation burkinabè.

"Nous n'avons jamais voulu régler la situation par la guerre mais, comme c'est ainsi, nous allons nous défendre jusqu'au bout", a-t-il ajouté, demandant "une fois de plus au médiateur d'amener les autorités de Bamako à la raison".

Les affrontements ont également été confirmés par une source militaire régionale qui a précisé que l'armée malienne "a attaqué vers 08H00 (locales et GMT)" des positions du MNLA.

Mardi, le porte-parole de l'armée malienne avait annoncé qu'elle avait pris position à Anefis et sa région en vue de reconquérir la ville de Kidal, située à une centaine de kilomètres plus au nord.

Le MNLA, qui occupe Kidal depuis le départ des islamistes armés chassés fin janvier par l'intervention militaire française au Mali, refuse, depuis, la présence de l'armée et de l'administration maliennes dans la ville, compromettant la tenue dans tout le pays du premier tour de l'élection présidentielle du 28 juillet.

Des soldats français, dont l'intervention a permis le retour de la rébellion touareg avec laquelle ils collaborent, restent basés à l'aéroport de Kidal.

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