Nawaz Sharif va être désigné Premier ministre du Pakistan

Nawaz Sharif s'adresse à ses partisans lors d'un meeting à Rawalpindi le 7 mai 2013 [Aamir Qureshi / AFP/Archives] Nawaz Sharif s'adresse à ses partisans lors d'un meeting à Rawalpindi le 7 mai 2013 [Aamir Qureshi / AFP/Archives]

La session parlementaire qui doit porter mercredi Nawaz Sharif au poste de Premier ministre du Pakistan pour la troisième fois, une première de l'histoire du pays, a débuté mercredi matin à Islamabad, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Plus de 13 ans après avoir été déposé par un coup d'Etat militaire qui l'a forcé à l'exil, Nawaz Sharif, vainqueur des élections générales du 11 mai doit être désigné à la mi-journée chef du gouvernement par l'Assemblée nationale.

Il doit ensuite prêter serment dans l'après-midi devant le président Asif Ali Zardari. A 63 ans, Sharif deviendra ainsi le premier homme politique de l'histoire du Pakistan, né en 1947 de la partition de l'empire des Indes, à accéder à cette fonction une troisième fois.

Mais la satisfaction de ce retour au goût de revanche et d'écrire l'Histoire devrait être de courte durée, car il sera confronté à d'énormes défis, notamment résoudre les graves problèmes énergétiques et sécuritaires qui maintiennent une partie des 180 millions de Pakistanais dans la pauvreté et l'instabilité.

Une fois désigné, Sharif doit faire un bref discours présentant les grandes lignes de sa politique devant l'Assemblée nationale, où son parti de la Ligue musulmane (PML-N) a remporté la majorité des 342 sièges aux élections de mai.

Son accession au pouvoir et son premier discours seront observés de près par l'Occident, notamment les Etats-Unis, premier bailleur de fonds du Pakistan.

Islamabad est depuis plus de dix ans un allié essentiel des Américains dans la "guerre contre le terrorisme" qu'ils mènent dans la région, notamment dans l'Afghanistan voisin. Mais les relations entre les deux pays sont difficiles, Washington accusant régulièrement Islamabad de jouer un double jeu avec les islamistes talibans, alors que le Pakistan dénonce souvent de son côté la brutalité, l'unilatéralisme et l'inefficacité de la stratégie américaine.

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