Turquie : Erdogan refuse de céder aux manifestants

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (gauche), à Tunis, le 6 juin 2013 [Fethi Belaid / AFP] Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (gauche), à Tunis, le 6 juin 2013 [Fethi Belaid / AFP]

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en déplacement jeudi à Tunis, a refusé de céder aux manifestants dans son pays et accusé une organisation terroriste ainsi que sept étrangers, arrêtés, de participer aux troubles.

M. Erdogan a refusé de renoncer au projet urbain à Istanbul à l'origine de la contestation contre son régime qui secoue la Turquie depuis une semaine.

"Le projet respecte l'histoire, la culture et l'environnement (...). Ce que nous faisons, c'est protéger les droits de la majorité et préserver la beauté d'Istanbul", a-t-il dit, selon la traduction en arabe de ses propos, dénonçant "la mauvaise foi manifeste" de ses détracteurs.

"Nous conduirons ce projet à bout", a-t-il encore martelé.

"Nous ne permettrons pas à une minorité de dicter sa loi à la majorité, et nous n'accepterons pas non plus la tyrannie de la majorité", a dit M. Erdogan.

Il a aussi dénoncé la participation d'une organisation "terroriste" à la protestation.

"Parmi les protestataires, il y a des extrémistes, certains sont impliqués dans le terrorisme (...) et des partisans de cette organisation terroriste étaient présents sur la place" Taksim, a-t-il assuré, évoquant l'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Ankara en février attribué à un groupe d'extrême gauche.

M. Erdogan, interrogé par un journaliste turc, a démenti l'implication de diplomates dans les troubles mais a révélé que sept étrangers avaient été arrêtés.

"Il y a sept étrangers impliqués dans les troubles dont six ont été traduits devant le procureur de la République et un est en état d'arrestation", a indiqué le Premier ministre.

M. Erdogan a cependant tenu à souligner qu'il ne considérait pas les écologistes comme des fauteurs de troubles.

"Nous connaissons bien ceux impliqués dans ces troubles, et j'en exclus tous les citoyens sensibles à la préservation de l'environnement", a-t-il dit.

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