Colombie: pétition officielle pour révoquer le maire de Bogota par référendum

Le maire de Bogota, Gustavo Petro, le 1er janvier 2013 [Guillermo Legaria / AFP/Archives] Le maire de Bogota, Gustavo Petro, le 1er janvier 2013 [Guillermo Legaria / AFP/Archives]

Une pétition officielle a été déposée afin d'organiser un référendum visant à révoquer le maire de gauche de Bogota, Gustavo Petro, un ancien guérillero, a annoncé vendredi l'autorité électorale colombienne dans un communiqué.

Cette pétition, présenté par un parlementaire de la majorité gouvernementale de droite, a recueilli plus de 350.000 signatures valides, soit plus de 40% des votes obtenus par M. Petro lors de son élection fin 2011, qui constituait le minimum requis, a précisé l'autorité électorale.

La municipalité de la capitale colombienne a la possibilité de déposer un recours, à l'issue duquel un référendum doit être organisé dans les deux mois.

La révocation du maire, investi en janvier dernier, est prononcée si elle recueille la majorité des voix et si la participation lors de ce scrutin atteint au moins 55% du total des suffrages qui avaient été exprimés lors de son élection.

Ancien militant au sein du M-19 ou Mouvement du 19 avril, une guérilla nationaliste fondée en 1970, M. Petro, un économiste de 52 ans, s'était reconverti avec succès dans la politique comme sénateur, puis comme maire de Bogota, mégalopole de 7 millions d'habitants.

Son élection avait été considérée comme un symbole dans ce pays rongé par près d'un demi-siècle de conflit armé avec des guérillas d'extrême gauche.

L'an dernier, une plainte, restée pour l'instant sans suite, avait déjà été déposée contre le maire devant le Conseil d'Etat par un conseiller municipal d'opposition, en raison d'une condamnation pour port d'armes illégal qui remontait aux années 1980, à l'époque où M. Petro militait au sein du mouvement rebelle.

La loi colombienne prévoit l'interdiction d'exercer une charge publique à la suite de ce type de condamnation. Toutefois, le maire de Bogota avait fait valoir que les faits avaient été amnistiés après la dissolution du M-19 en 1990.

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