61 morts dans une vague d'attentats en Irak

Un policier irakien près d'un véhicule calciné après un attentat à la voiture piégée, le 30 mai 2013 à Karradah près de Bagdad [Ahmad al-Rubaye / AFP/Archives] Un policier irakien près d'un véhicule calciné après un attentat à la voiture piégée, le 30 mai 2013 à Karradah près de Bagdad [Ahmad al-Rubaye / AFP/Archives]

Les violences qui ont frappé l'Irak lundi ont fait 61 morts, dont 29 dans une série d'attentats à Mossoul, dans le nord du pays, a-t-on appris auprès de sources sécuritaires et médicales.

A Mossoul, une ville à majorité sunnite située à 350 km au nord de Bagdad, cinq attentats à la voiture piégée ont visé l'armée et la police.

Face à la situation, un couvre-feu a été décrété pour la zone située sur la rive droite du Tigre.

"Nous avons reçu de très nombreux cadavres. La plupart d'entre eux étaient ceux de membres des forces de sécurité", a déclaré à l'AFP le docteur Anouar Abed al-Joubouri de l'hôpital général de Mossoul.

Selon ce médecin et un général de l'armée, 80 personnes ont en outre été blessées dans ces attentats.

Mossoul est le chef-lieu de Ninive, une province du nord de l'Irak qui est l'un des hauts lieux du mouvement de contestation antigouvernemental initié par la minorité sunnite fin décembre.

D'autres attentats ont touché Kirkouk, Tikrit et Touz Khourmatou, faisant 8 morts.

Plus tôt dans la journée, un attentat sur un marché dans une ville à majorité chiite de la province de Diyala et un autre sur un marché de Taji, à la sortie nord de Bagdad, avaient tué 20 personnes au total.

Dans la soirée, à Madaïne, au sud de Bagdad, un attentat suicide à la voiture piégée visant la police et l'armée a fait 4 morts.

Cette nouvelle vague d'attentats s'inscrit dans la flambée de violences qui secoue l'Irak depuis plusieurs semaines et fait craindre un retour au conflit confessionnel des années 2006-2007.

En mai, plus de 1.000 personnes ont péri dans des attentats, selon les Nations unies.

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