Corées : au lendemain de l'annulation des pourparlers, le Nord ne répond plus

Photo fournier le 11 juin 2013 par l'agence KCNA montrant Kim Jong-Un  à Pyongynan [Kns / AFP/KCNA VIA KNS] Photo fournier le 11 juin 2013 par l'agence KCNA montrant Kim Jong-Un à Pyongynan [Kns / AFP/KCNA VIA KNS]

La Corée du Nord refusait mercredi de répondre à la ligne téléphonique récemment rétablie entre Séoul et Pyongyang, au lendemain de l'annulation des pourparlers entre les deux pays, premières négociations inter-ministérielles prévues depuis plusieurs années, a indiqué Séoul.

"Nous avons appelé vers 09H00 ce matin", a indiqué dans un bref communiqué le ministère sud-coréen de l'Unification, chargé des relations entre les deux voisins. "Mais le Nord n'a pas répondu".

Une délégation nord-coréenne devait traverser mercredi matin la frontière militarisée et se rendre à l'hôtel Grand Hilton de la capitale sud-coréenne, pour des discussions de deux jours. Ces négociations auraient été les premières depuis six ans, à un niveau ministériel.

Mais le rendez-vous a été annulé mardi soir sans que l'on sache s'il avait été simplement différé ou annulé.

Les deux pays ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur la composition des délégations, la Corée du Nord ayant fait savoir que le chef de la délégation sud-coréenne "lui posait problème", selon un responsable gouvernemental sud-coréen sous couvert de l'anonymat.

Après des mois de tensions militaires qui n'ont cessé de croître depuis l'arrivée au pouvoir du jeune Kim Jong-Un fin 2011, la Corée du Sud et ses alliés ainsi que les puissances régionales, Chine et Japon en tête, se réjouissaient de voir Pyongyang désireux de renouer le dialogue.

Séoul avait souhaité un ordre du jour très large mais Pyongyang s'y opposait, exigeant d'aborder en priorité les dossiers économiques et au premier chef l'avenir du site industriel inter-coréen de Kaesong.

Crucial pour l'obtention de devises étrangères par le régime communiste, ce complexe, où travaillaient plus de 50.000 employés nord-coréens et des centaines de cadres sud-coréens, avait été fermé unilatéralement par Pyongyang début avril, à l'acmé des tensions militaires avec Séoul et son allié américain.

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