Séoul appelle Pyongyang à agir au lieu de parler

Photo non datée fournie le 16 juin 2013 par KCNA montrant  Kim Jong-Un visitant une usine dans la province de Phyongan [ / KCNA via KNS/AFP] Photo non datée fournie le 16 juin 2013 par KCNA montrant Kim Jong-Un visitant une usine dans la province de Phyongan [ / KCNA via KNS/AFP]

La Corée du Sud a fait écho lundi aux injonctions de Washington demandant à la Corée du Nord des actes "concrets" avant l'ouverture de pourparlers officiels sur la dénucléarisation et l'apaisement sur la péninsule.

Pyongyang a proposé dimanche des "négociations à haut niveau entre le Nord et les États-Unis pour assurer la paix et apaiser les tensions dans la péninsule coréenne".

Cette offre qui intervient après des mois de fortes tensions dans la région, suscitées par un troisième essai nucléaire nord-coréen en février, est perçue à Séoul comme une tentative de division du front anti-Pyongyang suivant l'annulation la semaine dernière, pour une simple question de protocole, d'une rencontre entre de hauts responsables du Nord et du Sud.

Washington a rappelé dimanche que les pourparlers avec Pyongyang devaient être "véritables". "Nous jugerons sur les actions, pas sur les déclarations sympathiques" de Pyongyang, a indiqué sur la chaîne CBS le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough. Tout pourparler "doit être basé sur le fait qu'ils remplissent leurs obligations sur la prolifération, les armes nucléaires, le trafic et autres", a-t-il ajouté.

Le ministère sud-coréen de l'Unification, en charge des relations avec la Corée du Nord, a fait savoir lundi que Séoul était sur la même ligne que Washington, au point de citer les déclarations américaines.

"J'aimerais expliquer notre position en répétant les commentaires de la Maison Blanche (selon lesquels) le fenêtre du dialogue est ouverte mais le Nord doit d'abord prendre des mesures concrètes", a déclaré le porte-parole du ministère, Kim Hyung-Seok.

La Corée du Nord a récemment fait volte-face et lancé une grande offensive diplomatique après des mois d'invectives et de menaces de guerre nucléaire.

En mai, le régime communiste a reçu un proche conseiller du Premier ministre japonais et son dirigeant Kim Jong-Un a dépêché à Pékin un émissaire pour des discussions avec les responsables chinois. Voulant apparaître comme le principal vecteur de paix dans la région, Pyongyang a ensuite proposé des discussions à haut niveau avec le Sud, mais les Corée ont échoué à s'accorder sur la composition des délégations.

Dans sa dernière offre de dialogue avec Washington, Pyongyang a récusé toute "condition préalable" alors que les États-Unis ont toujours exigé que la Corée du Nord respecte ses engagements passés en matière de dénucléarisation si elle souhaitait réintégrer la communauté internationale.

Les derniers contacts officiels à haut niveau entre la Corée du Nord et les États-Unis datent de février 2012. Washington avait accepté de reprendre son aide alimentaire en échange d'un moratoire sur les tirs expérimentaux de missile et les essais nucléaires.

Un mois plus tard, Pyongyang effectuait un tir d'essai --raté-- de missile à longue portée.

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