Brésil : Dilma Rousseff répond aux manifestants

La présidente du Brésil Dilma Rousseff, le 17 juin 2013 à Brasilia [Evaristo Sa / AFP] La présidente du Brésil Dilma Rousseff, le 17 juin 2013 à Brasilia [Evaristo Sa / AFP]

La présidente brésilienne Dilma Rousseff s'est déclarée mardi à l'écoute des revendications "de la rue", au lendemain de manifestations historiques qui ont réuni plus de 250.000 personnes dans le pays.

"Ces voix de la rue doivent être écoutées", a déclaré Mme Rousseff lors d'un discours au Palais présidentiel à Brasilia.

"Mon gouvernement écoute ces voix en faveur du changement. Il est mobilisé et engagé en faveur de la transformation sociale", a-t-elle ajouté, alors que d'autres manifestations sont convoquées cette semaine dans le pays, dès ce mardi à Sao Paulo.

"Les voix de la rue souhaitent plus de citoyenneté, de santé, de transports, d'opportunités", a souligné la présidente de gauche, saluant le caractère globalement pacifique des manifestations de lundi.

Elle a assuré "comprendre que les exigences de la population changent au fur et à mesure que nous transformons le Brésil, que nous augmentons la richesse, l'accès à l'emploi et à l'éducation".

Manifestation d'étudiants à Sao Paulo au Brésil, le 17 juin 2013 [Miguel Schincariol / AFP]
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Manifestation d'étudiants à Sao Paulo au Brésil, le 17 juin 2013
 

Avec l'essor économique et social du pays qui s'est hissé aux rang de septième puissance économique mondiale au cours da la dernière décennie, "ont surgi de citoyens qui réclament plus et ont droit à plus", a analysé le dirigeante brésilienne.

Le Brésil a été secoué lundi par les plus importantes manifestations sociales dans le pays depuis 20 ans, dont certaines ont violemment dégénéré dans la soirée, à Rio de Janeiro et Belo Horizonte ou Porto Alegre.

Les protestaires sont en majorité des jeunes diplomés de la classe moyenne et sans appartenance politique qui se mobilisent sur les réseaux sociaux.

La fronde est né il y a une dizaine de jours d'un mouvement de grogne d'abord limité contre l'augmentation du prix des transports publics. Elle s'est amplifiée après la violente répression policière de certaines manifestations.

Au-delà des prix des transports publics, les manifestants s'insurgent contre la piètre qualité de certains service publics de base pendant que le pays dépense de milliards pour organiser le Mondial de football l'an prochain et les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

 

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