Moscou appelle les Occidentaux à assouplir les sanctions sur l'Iran

Les ministres russe Sergueï Lavrov et allemand Guido Westerwelle le 2 février 2013 à Munich [Thomas Kienzle / AFP/Archives] Les ministres russe Sergueï Lavrov et allemand Guido Westerwelle le 2 février 2013 à Munich [Thomas Kienzle / AFP/Archives]

La Russie appelle les Occidentaux à assouplir les sanctions à l'encontre de Téhéran visant à l'obliger à cesser ses activités nucléaires, après l'élection d'un modéré à la présidence de l'Iran, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Il est nécessaire d'éviter le renforcement des sanctions sur l'Iran et de commencer à réfléchir à leur éventuel assouplissement progressif", a indiqué M. Lavrov, dans un entretien accordé à l'agence de presse koweïtienne KUNA, et dont le texte a été publié par le ministère.

"Alors que se dessine la possibilité d'un progrès aux négociations, il est extrêmement important que toutes les parties s'abstiennent de prendre des mesures irréfléchies susceptibles de miner ces efforts", a souligné le ministre russe.

Il a appelé les grandes puissances du groupe des "5+1" (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et l'Allemagne) et l'Iran à faire preuve de "volonté politique" et de "souplesse" pour pouvoir avancer dans leurs négociations sur le programme nucléaire iranien.

"Il est nécessaire de fixer le plus vite possible la date et le lieu de la prochaine réunion" entre le groupe des "5+1" et l'Iran, a insisté M. Lavrov.

Les discussions diplomatiques de l'Iran avec le groupe des "5+1" buttent depuis plusieurs années sur la question de la suspension de l'enrichissement, une dernière réunion en avril au Kazakhstan s'étant soldée par un échec.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie farouchement.

La République islamique est sous le coup d'une série de sanctions de l'ONU, renforcées unilatéralement par un embargo bancaire et pétrolier de l'UE et des Etats-Unis.

Le président américain Barack Obama a déclaré lundi, après un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine en marge du G8 en Irlande du Nord, que Washington et Moscou étaient "prudemment optimistes" sur le dossier nucléaire iranien après l'élection de Hassan Rohani, un religieux modéré qui a promis durant sa campagne électorale plus de souplesse dans le dialogue avec l'Occident.

M. Rohani a toutefois maintenu lundi la ligne du régime islamique en excluant tout arrêt de l'enrichissement d'uranium, ne promettant que plus de "transparence".

 

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