La Suède désormais favorable à Juncker à la tête de la Commission européenne

L'ancien Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker à Berlin le 5 avril 2014 [Odd Andersen / AFP/Archives] L'ancien Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker à Berlin le 5 avril 2014 [Odd Andersen / AFP/Archives]

La Suède est prête à soutenir la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, a déclaré mercredi le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, après avoir, initialement, fortement critiqué la légitimité du Luxembourgeois.

"Si Jean-Claude Juncker rassemble une majorité qualifiée des chefs d'Etat ou de gouvernement, et a aussi le soutien du Parlement européen, alors les règles du traité de Lisbonne auront été suivies et le gouvernement est favorable à ce que la Suède aussi se rallie à cette majorité", a déclaré à des parlementaires suédois M. Reinfeldt, cité par l'agence de presse TT.

Il y a deux semaines, M. Reinfeldt avait affirmé dans un entretien avec le quotidien britannique Financial Times que le choix de M. Juncker sans plus de débats serait dommageable car il "rendrait les choses impossibles pour tout autre candidat et exclurait un grand nombre de présidents potentiels de la Commission".

En accueillant les 9 et 10 juin trois autres chefs de gouvernement, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron, il avait semblé proche des positions du second, qui est très hostile à M. Juncker.

Le ralliement de la Suède à la candidature de M. Juncker, soutenue du début à la fin par des pays comme l'Allemagne et la France, est un coup dur pour la Grande-Bretagne.

Un conseil européen, prévu pour jeudi et vendredi à Bruxelles, doit aboutir à la présentation par les dirigeants de l'UE d'un candidat à la présidence de la Commission.

M. Cameron, qui reproche, entre autres, à l'ancien Premier ministre du Luxembourg d'être trop fédéraliste, exige un vote, quitte à être mis en minorité.

En vertu du traité de Lisbonne, le Parlement européen élit le président de la Commission.

Un désaccord ouvert entre la Grande-Bretagne et le reste des États membres pourrait avoir de lourdes conséquences sur les relations entre Londres et l'Europe continentale, tandis qu'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE est annoncé pour 2017.

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