Afghanistan: l'audit de la présidentielle au point mort

Les deux candidats à la présidentielle afghane, Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani lors d'une conférence de presse à Kaboul, le 12 juillet 2014 [Jim Bourg / Pool/AFP/Archives] Les deux candidats à la présidentielle afghane, Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani lors d'une conférence de presse à Kaboul, le 12 juillet 2014 [Jim Bourg / Pool/AFP/Archives]

L'audit des votes de la présidentielle afghane visant à écarter la fraude était toujours paralysé samedi en raison de désaccords persistants, éloignant encore l'arrivée d'un nouveau président pour succéder à Hamid Karzaï, a indiqué à l'AFP la commission électorale.

La vaste opération d'audit des 8,1 millions de votes du second tour de la présidentielle du 14 juin où se sont affrontés Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, devait reprendre samedi après une semaine d'interruption.

Mais l'équipe de M. Abdullah, qui contestait une partie de la procédure sur le déroulement de l'audit, n'était pas présente samedi matin à la commission électorale indépendante (IEC) à Kaboul, où doivent se tenir les opérations de vérification des votes.

"Ce n'est pas un boycott, ce n'est pas une tentative de perturber le processus", a assuré samedi matin à l'AFP Mujib Rahman Rahimi, l'un des porte-paroles de l'équipe de M. Abdullah.

L'équipe de ce dernier cherche à obtenir des critères plus poussés concernant la façon dont les votes jugés frauduleux sont invalidés. "Le problème porte sur l'optimisation des critères d'invalidation", a dit M. Rahimi.

Selon l'équipe de M. Abdullah, qui affirme "poursuivre les négociations", les critères proposés récemment par l'Unama ne sont pas suffisants.

Toutefois, la mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) espérait une reprise de l'audit dimanche, soit après un nouveau délai de 24 heures.

Les deux candidats, qui se sont affrontés au 2e tour de la présidentielle le 14 juin, se sont accusés mutuellement de fraude.

Et début juillet, l'IEC avait publié des résultats préliminaires plaçant M. Ghani en tête avec 1 million de voix d'avance, ce que M. Abdullah a rejeté catégoriquement, créant des tensions inquiétantes entre les partisans des deux camps.

Pour faire baisser la tension et trouver une solution à la crise politique, un audit inédit de l'ensemble des votes a été décidé le 12 juillet, sous le patronage du secrétaire d'Etat américain John Kerry venu jouer les intermédiaires.

La vaste opération a débuté le 17 juillet, mais depuis cette date plusieurs suspensions ont perturbé le déroulement de l'audit.

Initialement, l'investiture du nouveau président afghan devait avoir ce samedi.

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