Irak : Kerry exclut l'envoi de troupes au sol

Le secrétaire d’État John Kerry et son homologue de la Défense Chuck Hagel en visite à Sydney (Australie), le 12 août 2014 [Dan Himbrechts / Pool/AFP] Le secrétaire d’État John Kerry et son homologue de la Défense Chuck Hagel en visite à Sydney (Australie), le 12 août 2014 [Dan Himbrechts / Pool/AFP]

Les Etats-Unis veulent un gouvernement d'union en Irak, condition d'un élargissement de leur aide politique, économique et militaire, ont indiqué mardi le secrétaire d’État John Kerry et son homologue de la Défense Chuck Hagel, en visite à Sydney.

 

Le chef de la diplomatie américaine a exhorté le nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, nommé lundi, à "former un nouveau gouvernement dès que possible" pour faire face à la profonde crise que traverse l'Irak.

"Les Etats-Unis sont prêts à soutenir un gouvernement d'union en Irak et en particulier son combat contre l'EIIL", l'Etat islamique en Irak et au Levant dont les insurgés sunnites ont lancé le 9 juin une offensive ayant permis de s'emparer de larges pans de territoires en Irak.

Washington cherche à éviter une aggravation des divisions à Bagdad alors que le Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, refuse de céder sa place après huit ans au pouvoir. M. Maliki, chiite de 63 ans, est mis en cause depuis plusieurs mois par l'administration américaine qui estime qu'il a alimenté l'offensive des jihadistes sunnites par sa politique confessionnelle.

"Que les choses soient claires, nous avons toujours appelé de nos voeux un gouvernement d'union qui représente (...) tous les Irakiens. c'est l'objectif", a insisté John Kerry.

 

Bombardements et transfert d'armes

Au plan militaire, le patron du Pentagone Chuck Hagel a confirmé que Washington transférait des armes, via le gouvernement irakien, aux Kurdes qui se battent contre les jihadistes et qui ont repris récemment deux villes du Nord, Makhmour et Gwer, tout en perdant le contrôle de Jalawla.

Le président Barack Obama a donné son vert au bombardement de positions des insurgés "pour protéger les civils pris au piège" ainsi que les personnels américains, évoquant un risque de génocide.

M. Kerry a toutefois exclu tout envoi de troupes américaines au sol.

Il a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis et l'Australie allait saisir les Nations unies sur la question des jihadistes étrangers qui combattent en Irak ou en Syrie, "dans le but d'obtenir le soutien des pays d'origine (des jihadistes) et des pays concernés".

 

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