L'UE "déplore" l'entrée du convoi russe en Ukraine

Des femmes observent les camions du convoi humanitaire envoyé par Moscou, au poste frontière d'Izvarino, entre la Russie et l'Ukraine, le 22 août 2014 [Sergey Venyavsky / AFP] Des femmes observent les camions du convoi humanitaire envoyé par Moscou, au poste frontière d'Izvarino, entre la Russie et l'Ukraine, le 22 août 2014 [Sergey Venyavsky / AFP]

L'Union européenne a "déploré" vendredi la "décision russe" de faire entrer son convoi humanitaire en Ukraine "sans escorte de la Croix-Rouge ni accord ukrainien", y voyant une "claire violation de la frontière ukrainienne".

 

"Nous pressons la Russie de revenir sur sa décision", a déclaré un porte-parole du service diplomatique de l'UE, Sébastien Brabant.

Il a "salué" les autorités ukrainiennes, qui ont, elles, accusé Moscou d'"invasion directe", pour "leur retenue et leur disposition à des discussions afin d'éviter une escalade supplémentaire de la crise".

"Pour assurer le plein respect du droit international humanitaire, le convoi, qui doit être de nature strictement humanitaire, doit être escorté par la Comité international de la Croix-Rouge (CICR)", en sus de l'accord du gouvernement ukrainien à son entrée, a-t-il rappelé.

"Cela implique en particulier d'envoyer tous les détails nécessaires concernant l'aide et les mesures prises pour garantir la sécurité du personnel du CICR", a-t-il précisé.

 

Kiev dénonce une "invasion directe"

Après une semaine d'attente, la Russie a fait entrer en Ukraine vendredi matin ses camions chargés selon Moscou de 1.800 tonnes d'aide humanitaire, estimant que "tous les prétextes" avancés par Kiev pour "retarder la livraison" de son aide humanitaire aux populations de l'est de l'Ukraine avaient été épuisés.

Selon Moscou, "toutes les garanties indispensables" ont été données et "l'itinéraire" prévu pour le convoi a été "vérifié" par le CICR. Mais ce dernier a indiqué qu'il n'escortait pas le convoi, faute de garantie de sécurité suffisante.

Le chef des services de sécurité ukrainiens, Valentin Nalivaïtchenko, a dénoncé une "invasion directe".

 

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