Présidentielle afghane: Abdullah menace de se retirer du processus

Le candidat à la présidentielle afghane Abdullah Abdullah à sa résidence de Kaboul le 9 août 2014 [Wakil Kohsar / AFP/Archives] Le candidat à la présidentielle afghane Abdullah Abdullah à sa résidence de Kaboul le 9 août 2014 [Wakil Kohsar / AFP/Archives]

L'équipe du candidat à la présidentielle afghane Abdullah Abdullah menace de se retirer du processus électoral si ses demandes concernant l'invalidation des votes ne sont pas acceptées, a annoncé mardi un de ses porte-parole.

"Nous sommes finalement parvenus à la conclusion qu'ils (les membres de la commission électorale) ne nous écouteront pas", a déclaré Fazel Ahmad Manawi lors d'une conférence de presse à Kaboul avant de lancer un ultimatum aux autorités électorales: "S'ils acceptent nos demandes d'ici à demain nous poursuivrons le processus, sinon, nous allons nous retirer et le considérer comme terminé".

La Commission électorale indépendante (IEC) a entamé lundi le processus d'élimination des bulletins de vote frauduleux de la présidentielle, plus d'un mois après le début de l'audit des 8,1 millions de voix du deuxième tour du 14 juin.

L'objectif de l'ensemble du processus visait à éliminer les votes frauduleux, à départager les deux candidats rivaux Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, et à donner davantage de légitimité au futur président.

"Les critères que nous avions demandé pour l'invalidation n'ont pas été retenus", s'est plaint M. Manawi. "Les bureaux de vote dont nous avons demandé l'invalidation n'ont pas été pris en compte".

M. Manawi a qualifié de "plaisanterie" le processus d'invalidation retenu, assurant que sur 72 urnes invalidées lundi, 43 étaient vides.

Ce nouveau coup de théâtre dans la présidentielle afghane, entamée le 5 avril avec le premier tour, pourrait retarder la désignation d'un nouveau président pour l'Afghanistan, où toute instabilité politique est potentiellement dangereuse pour le fragile Etat en place depuis la chute des talibans en 2001.

Le président sortant Hamid Karzaï, qui ne pouvait briguer un troisième mandat aux termes de la Constitution, a fixé au 2 septembre l'investiture de son successeur.

Si cette date butoir est respectée, cela permettra au nouveau président d'être investi à temps pour le sommet de l'Otan qui aura lieu au Pays de Galles les 4 et 5 septembre.

Mais les menaces du camp Abdullah pourraient en décider autrement.

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