Afrique : un sommet pour lutter contre le terrorisme

Capture d'écran du 24 août 2014, prise à partir d'une vidéo fournie par Boko Haram à l'AFP et qui montre le responsable du mouvement extrémiste Abubakar Shekau (c). [ / Boko Haram/AFP]

Ce mardi, à Nairobi (Kenya), s'ouvre un sommet des dirigeants africains contre le terrorisme.

 

Collaborer pour mieux lutter. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine organise mardi 2 septembre à Nairobi, au Kenya, une réunion ayant pour but de renforcer la lutte contre les menaces terroristes pesant sur tout le continent. Dans différentes régions, l’Afrique est en effet aux prises avec des groupes ayant des liens avec la mouvance Al-Qaïda.

Les Shebab, responsables notamment de l’attaque du centre commercial Westgate qui a fait 68 morts l’année dernière, en Somalie et au Kenya. Boko Haram, qui détient toujours plus de 200 jeunes filles, au Nigéria. Ou encore Aqmi, au Mali et dans le Sahel. Sans compter la Centrafrique et l’Ouganda, où des organisations islamistes encore différentes sèment la terreur.

Mais si les autorités des pays concernés ne baissent pas d’intensité dans leur combat, ils se retrouvent souvent bien seuls. «Il est important que les pays africains travaillent ensemble, regroupent leurs ressources, partagent leurs renseignements et leurs informations afin de relever le défi», a déclaré la semaine dernière le directeur des renseignements extérieurs kényan, Chris Mburu, bien décidé à ce que les choses évoluent.

 

Plus de moyens ?

Pour mener à bien leur mission, les pays africains comptent également sur l’aide extérieure. Ce sommet de Nairobi sera en effet l’occasion d’officialiser le soutien promis par Barack Obama en août dernier. Washington devrait permettre à une demi-douzaine de pays de moderniser leurs forces de sécurité mais également à d’être formés à participer à des opérations de maintien de la paix.

Certains, comme l’ancien ambassadeur américain au Burkina Faso David Shinn, estiment toutefois que, pour lutter efficacement contre le terrorisme, l’Afrique « doit s'attaquer davantage aux racines du problème».

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