EI : l'intervention se précise à la conférence de Paris

Une trentaine de pays ont participé à la conférence sur l'Irak. [BRENDAN SMIALOWSKI / POOL / AFP]

La communauté internationale affiche sa détermination face à l’Etat Islamique (EI).

 

La trentaine de pays présents lundi à la conférence sur la Paix et la sécurité en Irak ont réitéré leur volonté de "soutenir la lutte de Bagdad contre les jihadistes de l’Etat islamique par tous les moyens nécessaires, y compris militaires", insistant dans leur déclaration finale sur le fait qu’il était nécessaire d’agir "dans le respect du droit international et de la sécurité des populations civiles".

Ouvrant la conférence, François Hollande avait estimé qu’il n’y avait "pas de temps à perdre", rappelant la "menace terroriste majeure" que fait peser l’EI "sur l’Irak, sur la région et sur le monde". Une nécessité d’intervenir sur laquelle a aussi insisté son homologue irakien Fouad Massoum, qui a appelé à "une intervention aérienne rapide".  

 

Missions de reconnaissance
 
Celle-ci ne devrait pas tarder. Deux avions de combat Rafale français ont procédé lundi à de premiers vols de reconnaissance au-dessus de l’Irak. Il s’agissait de préparer d’éventuelles frappes, que devrait mener la coalition internationale que les Etats-Unis souhaitent mettre en place.
 
Le rôle de chaque pays au sein de celle-ci constituait ainsi l’un des principaux sujets de discussions de cette conférence. La Russie a notamment indiqué vouloir apporter "une contribution" à l’engagement militaire international, après avoir déjà commencé en juillet la livraison d’hélicoptères de combat et d’avions de chasse à l’Irak.
 
En revanche, les participants sont restés flous sur les modalités de l’intervention en Syrie, pourtant annoncée la semaine dernière par Barack Obama. 
 

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