Menaces de l'EI : "la France n'a pas peur" affirme Cazeneuve

Le drapeau de l'Etat islamique [Capture Youtube]

"La France n'a pas peur", a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après l'appel lancé aux musulmans par l'organisation Etat islamique pour qu'ils tuent des Français ou des Américains.

 

Fustigeant cet "appel au meurtre", le ministre, dans une déclaration solennelle place Beauvau à Paris, a martelé, à plusieurs reprises: "La France n'a pas peur".

Ce "n'est pas la première fois qu'elle est menacée par des terroristes (...) la France n'a pas peur car elle sait pouvoir compter sur la solidarité de tous les citoyens de France quelles que soient leurs origines ou leur confession" et la "vigilance" des forces de l'ordre qui sont la "meilleure réponse".

"Leurs menaces n'entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions et à secourir les populations", a-t-il déclaré. "Nous devons aussi éliminer le risque que représente Daesh pour notre sécurité", a-t-il ajouté en référence à l'acronyme arabe de l'organisation Etat islamique (EI).

L'EI a lancé lundi un appel aux musulmans à tuer des ressortissants, notamment américains et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre ce groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

"La France n'a pas peur car elle n'entend pas céder au piège des terroristes" et "elle sait que l'unité, la sérénité et la vigilance des citoyens constituent la meilleure des réponses qui puisse leur être opposée", a encore insisté le ministre. "La France n'a pas peur parce qu'elle est préparée à répondre à leurs menaces."

"Le dispositif Vigipirate, dans les dispositions actuelles qu'il contient", selon lui, "est aujourd'hui opérationnel et efficace. Depuis plusieurs mois déjà, nos forces de sécurité sont pleinement mobilisées afin de prévenir les risques liés à l'activité des groupes terroristes en Syrie et en Irak".

M. Cazeneuve a rappelé qu'il y avait eu 110 interpellations de présumés jihadistes en France depuis le 1er janvier -- dont 74 mises en examen -- et que des filières de recrutement pour le jihad avaient été "démantelées".

Il a aussi mis en exergue son projet de loi antiterroriste adopté "très largement" par l'Assemblée nationale la semaine dernière, qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de Français candidats au jihad en Syrie. "Les services de sécurité seront mieux armés", a-t-il soutenu.

"Même si le risque zéro n'existe pas, nous prenons aujourd'hui 100% de précautions. Le gouvernement prend et continuera à prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité des Français, il le fera avec sang-froid, sans se laisser impressionner par l'abjection des terroristes de Daesh", a-t-il conclu.

 

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