Dernière ligne droite avant la présidentielle au Brésil

Marina Silva, une rivale sérieuse pour Dilma Rousseff. [Pedro Ladeira / AFP/Archives]

La campagne aura été plus disputée que prévu.Si elle a longtemps semblé jouée d’avance, la réélection de Dilma Rousseff apparaît désormais incertaine, alors que le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu dimanche.

 
Tout a basculé le 13 août dernier, lorsque le candidat Eduardo Campos, représentant du Parti socialiste brésilien (PSB) a été tué dans un accident d’avion. Sa colistière, Marina Silva, lui succédait alors. En moins de deux mois, cette dernière s’est imposée comme une prétendante sérieuse à la victoire
 
 
Marina Silva, l’outsider
 
Issue d’une famille pauvre d’Amazonie, l’ancienne ministre de l’Environnement du gouvernement Lula a réussi à incarner le changement dans un pays marqué par de fortes inégalités et une importante corruption, multipliant les attaques contre la politique économique de Dilma Rousseff.
 
Le 30 août dernier, le Brésil entrait officiellement en récession, après plus d’une décennie marquée par une croissance spectaculaire. Un contexte qui a alimenté la défiance vis-à-vis des partis traditionnels, dans lesquels 66 % des Brésiliens ne se reconnaissent plus, selon un sondage publié récemment par le quotidien 
O Globo.
 
La popularité de Dilma Rousseff a ainsi commencé à chuter en juin 2013, lors de la vague de manifestations dénonçant les dépenses exorbitantes réalisées pour organiser la Coupe du monde, au détriment des investissements sociaux. Marina Silva espère ainsi récupérer les voix des manifestants, parmi lesquels on trouve une majorité d’étudiants et de jeunes de la classe moyenne. 
 
Mais Dilma Rousseff se battra jusqu’au bout. Elle a multiplié ces dernières semaines les attaques contre sa rivale, parvenant à reprendre de l’avance sur elle. Selon un sondage publié mardi, elle était créditée, en cas de second tour, de 49 % d’intentions de vote, contre 41 % à Marina Silva.
 
L’ampleur de la participation et les éventuelles alliances en cas de second tour – le 26 octobre – pourraient toutefois faire la différence au final. 

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