Erdogan et Obama se promettent de renforcer la lutte contre Daesh

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, le 5 septembre 2013 [Vladimir Astapkovich / G20russia/AFP/Archives]

Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et ils se sont promis de renforcer la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique, Ankara étant réticente à soutenir militairement la coalition, a indiqué dimanche la Maison Blanche.

 

Les deux dirigeants ont parlé samedi soir de "la Syrie, notamment de la situation à Kobané et des mesures qui pourraient être prises pour juguler les avancées de l'EI", souligne la présidence américaine dans un communiqué.

MM. Obama et Erdogan ont "plaidé pour continuer à collaborer étroitement pour renforcer la coopération contre l'EI", a ajouté la Maison Blanche, notant que le président américain avait remercié la Turquie pour "l'accueil de plus d'un million de réfugiés, dont des milliers de Kobané", la ville kurde syrienne à la frontière turque que les jihadistes ultra-radicaux sunnites tentent de conquérir.

Les Etats-Unis et la Turquie sont en froid depuis qu'Ankara rechigne à s'engager militairement au sein de la coalition internationale contre l'EI.

Le président Erdogan a encore rejeté dimanche les appels à ce que son pays fournisse des armes aux combattants kurdes en Syrie, accusant le principal parti kurde en Syrie (Parti d'union démocratique, PYD) d'être une "organisation terroriste", lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

"On aurait tort de s'attendre à ce que nous disions ouvertement +oui+ à notre allié américain de l'Otan pour donner ce genre de soutien", a souligné M. Erdogan, cité par l'agence officielle turque Anatolie, à bord d'un avion au retour de sa visite éclair en Afghanistan.

Les présidents américain et turc ont d'ailleurs également parlé de "la nécessité de poursuivre l'étroite collaboration afin de consolider la paix et la stabilité en Afghanistan".

L'Afghanistan a signé le 30 septembre deux accords de sécurité avec l'Otan et les Etats-Unis qui prévoient de laisser environ 12.500 soldats étrangers, dont 9.800 Américains, après le retrait des troupes internationales fin 2014.

 

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