Vidéo de décapitations : Cazeneuve n'exclut pas la présence d'un second Français

Les bourreaux de l'Etat islamique.[AFP]

Le nom d'un second Français, si sa participation à la décapitation d'otages par le groupe État islamique (EI) vient à être confirmée, "sera connu", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

 

Interrogé sur France2 sur la présence d'un second Français, le ministre a confirmé qu'il s'agissait d'une "possibilité". "Nous procédons à des expertises et des analyses qui nous permettront de confirmer ou pas", a-t-il ajouté: "peut-être dans la journée, peut-être dans les jours qui viennent" et "si nous confirmons le nom sera connu".

A une question sur des attentats qui auraient été évités en France, M. Cazeneuve a répondu: au cours des derniers mois "nous avons eu l'occasion de mettre hors d'état de nuire des personnes qui avaient commis des crimes en Irak et en Syrie".

Ils "sont revenus sur le territoire national" et ils ont été "empêchés de nuire par l'action de la police et de la justice". Cinq attentats ont été évités en France ces derniers mois, a-t-il réitéré comme l'avait déjà dit le gouvernement, et "138 personnes neutralisées".

La justice française a ouvert lundi une enquête, notamment pour assassinats en bande organisée, concernant "les agissements de deux Français qui pourraient être impliqués" dans la mort de 18 prisonniers syriens et de l'otage américain Peter Kassig, mise en scène dans une "vidéo de propagande" diffusée par l'EI dimanche, selon le procureur de Paris, François Molins.

Maxime Hauchard, un Normand de 22 ans, a été identifié parmi les bourreaux. Mais le procureur a aussi évoqué la présence "possible" sur cette vidéo d'un second Français qui pourrait être, si cela est confirmé par les services spécialisés, "un jeune converti" du même âge, parti rejoindre l'EI en août 2013.

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