Portugal : l'ex premier ministre mis en examen

Un homme tient un drapeau portugais lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité, le 15 décembre 2012 à Lisbonne [Henriques Da Cunha / AFP/Archives]

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le monde politique portugais. Figure emblématique du Parti socialiste portugais et Premier ministre du pays de 2005 à 2011, José Socrates, 57 ans, a été mis en examen pour corruption et placé en détention provisoire lundi 24 novembre au soir.

 

Suspecté de «fraude fiscale qualifiée, corruption et blanchiment d'argent», il doit répondre face à la justice d’opérations bancaires et de transferts d'argent d'origine douteuse sur ses comptes, ne correspondant aux revenus qu’il a déclarés au fisc. Un appartement de luxe lui appartenant à Paris, estimé à près de trois millions d'euros, est également dans le viseur des juges.

Cette mise en examen a été jugée «profondément injuste et injustifiée» par l’avocat de Socrates. En juillet dernier, alors qu’il était mis en cause dans une autre affaire, son client avait déclaré qu’il n’avait «pas de capitaux et pas de compte à l'étranger».

Grande première dans l’histoire du pays, l’inculpation de l’ancien chef du gouvernement intervient quelques jours après une autre affaire de corruption qui a entraîné la démission du ministre de l'Intérieur Miguel Macedo. 

 

 

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