Angela Merkel l'insubmersible

La chancelière allemande Angela Merkel au Bundestag à Berlin le 30 novembre 2012 [Johannes Eisele / AFP]

Angela Merkel devrait être réélue sans problème ce mardi à la tête de la CDU.

 

Son triomphe ne fait aucun doute. Angela Merkel, 60 ans, devrait être réélue haut-la-main ce mardi à la tête du parti conservateur allemand.

Seule candidate à sa succession, celle qui est présidente de la CDU depuis quatorze ans, jouit d’une popularité toujours intacte.

Le seul suspense de ce congrès des conservateurs réside donc dans le fait de savoir si elle récoltera plus de 97,94% des votes, son score en 2012 et son meilleur depuis 2000.

Mais la popularité de la chancelière allemande s’étend bien au-delà de son parti.

 

La "maman" des Allemands

Alors qu’elle vient d’entamer un troisième mandat, Angela Merkel recueille toujours 67% d'avis positifs (baromètre mensuel de la chaîne ARD) et reste la favorite de 56% de la population pour les prochaines élections législatives de 2017 (selon un sondage de Bild).

Il faut dire que dans une Europe en crise, "Mutti" ("maman") comme la surnomment affectueusement les Allemands, a su garder son pays hors de l’eau pour en faire un modèle économique et industriel (croissance positive, taux de chômage bas...).

Une situation qui a fait d’elle l’arbitre principale des crises européennes, qu’elles soient économiques ou diplomatiques.

Dimanche, la chancelière jugeait ainsi "insuffisantes" les réformes économiques de la France et de l’Italie. Partisane de mesures d’austérité et de sérieux budgétaire, Merkel n’hésite pas à imposer sa vision, provoquant l’aigreur de ses partenaires européens.

Mais comme elle l’a montré dans la crise de  l’euro, la "chancelière de fer" n’est pas du genre à faire de cadeaux à ses alliés

 

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