Torture : la CIA dans la tourmente

Au siège de la CIA.[Saul Loeb / AFP/Archives]

Le rapport accablant publié mardi par le Sénat américain sur les pratiques de tortures de la CIA après les attentats du 11-Septembre a entraîné une vague de réactions, tant aux Etats-Unis que dans le monde.

 

L’Agence de renseignement américaine en a contesté mercredi  les conclusions, certains de ses membres créant pour l’occasion un site internet baptisé «La CIA a sauvé des vies», pour justifier la légalité et l’efficacité des interrogatoires. Mais bien plus nombreuses ont été les voix s’élevant pour dénoncer les agissements de la CIA.

Le directeur général de l’Union américaine de défense des libertés (ACLU), Anthony D. Romero, a condamné des «crimes atroces», alors que le sénateur républicain John McCain, lui-même torturé durant la guerre du Vietnam, estimait que "la vérité est parfois difficile à avaler (mais) que les Américains y ont droit".

 

Indignation mondiale

Les réactions internationales ont été nombreuses. Alors que l’ONU a appelé à des poursuites contre les responsables américains en place entre 2002 et 2006, l’Union européenne a salué "une étape positive pour affronter de façon publique et critique le programme de détention et d’interrogatoires de la CIA".

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a qualifié pour sa part le gouvernement américain de "symbole de la tyrannie contre l’humanité". En France, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a en revanche refusé de condamner l’usage de la torture par la CIA, estimant que ceux qui l’ont pratiquée étaient "des gens responsables".

Enfin, en Pologne, l’ancien président Aleksander Kwasniewski (1995-2005) a admis que son pays avait accueilli des prisons secrètes de l’Agence, mais n’avait "en aucun cas autorisé le traitement qu’ont subi les prisonniers".

 

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