Climat : un accord à l'arrachée à Lima

De la fumée s'échappe d'une centrale thermique en Bulgarie, en février 2013 [Dimitar Dilkoff / AFP/Archives]

«Ce n'est pas parfait, mais nous sommes satisfaits». Cette déclaration du négociateur brésilien Antonio Marcondes résume parfaitement l’état d’esprit des 196 pays réunis depuis plus de deux semaines à Lima pour la conférence de l’ONU sur le climat. Prolongée de plus de trente heures, la réunion internationale a accouché dimanche d’un accord non-contraignant des plus minimalistes.

 

Ce document, posant les bases du pacte qui doit être conclu fin 2015 à Paris, assure ainsi que les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre de chaque pays seront déterminés par les pays eux-mêmes. Seuls ceux qui sont «prêts à le faire» devront soumettre ces engagements d’ici à mars 2015.

Le texte réaffirme également une «responsabilité commune mais différenciée» des pays dans le réchauffement, garantissant des objectifs différents pour les pays en développement. Ces derniers, au terme d’un bras de fer avec les pays développés, ont également obtenu un soutien financier pour leurs actions de réductions.

 

Paris en ligne de mire

Si cet accord est «une bonne base de travail», selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le véritable objectif reste la Conférence de Paris, fin 2015. A cette occasion, un pacte multilatéral sera signé, qui entrera en vigueur en 2020, devant permettre une baisse globale des émissions de gaz à effets de serre de 40 à 70% d'ici à 2050.

Ce taux est considéré comme une nécessité absolue pour parvenir à ne pas dépasser le seuil de 2°C supplémentaires par rapport à l'ère pré-industrielle.

 

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