Cuba-USA : un dégel qui ne plaît pas à tout le monde

Un drapeau cubain flotte à La Havane [ / AFP/Archives]

Le rapprochement historique entre Cuba et les Etats-Unis ne fait pas que des heureux.

 

De Pékin à Caracas, en passant par l'Europe, le monde entier  a salué le rapprochement «historique» initié entre les Etats-Unis et Cuba mercredi, après plus de cinquante ans de gel diplomatique. Quelques voix se sont toutefois élevées pour critiquer cette décision. Et paradoxalement, elles émanent de ces deux pays.

Au Congrès américain, des parlementaires des deux camps, partisans de l'isolement du régime cubain, ont regretté la décision d’Obama et assuré qu’ils ne voteraient pas la levée de l'embargo réclamée par le président américain. Le rapprochement "cautionne le comportement brutal du gouvernement cubain", a ainsi estimé le sénateur démocrate Robert Menendez.

Du côté des exilés anti-castristes, qui ont trouvé refuge aux Etats-Unis depuis des années, cette décision est "une trahison". "Les pourparlers ne vont profiter qu’à Cuba", assure Carlos Munoz Fontanil, à Miami. Même son de cloche du côté de La Havane, où des représentants de la dissidence auraient souhaité "un geste [de Castro] sur les droits de l'Homme" avant toute décision américaine.

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