Grèce : Tsipras officiellement Premier ministre

Alexis Tsipras, leader du parti d'extrême gauche, Syriza. [AFP]
Alexis Tsipras, vainqueur des législatives en Grèce avec son parti Syriza, a prêté serment.
 
En Grèce, le changement, c’est maintenant. Le président du parti Syriza Alexis Tsipras a prêté serment hier en tant que Premier ministre, lors d’une cérémonie civile. Une première dans un pays orthodoxe, où l’usage voulait jusqu’à présent que les chefs de gouvernement prêtent serment sur la Bible et en présence d’un archevêque. Un premier symbole de la nouvelle ère que souhaite instaurer le leader de la gauche radicale.
 
Pour ce faire, Alexis Tsipras ­devrait avoir les coudées franches. Si ­Syriza a raté de peu la majorité absolue, n’obtenant que 149 sièges, alors qu’il lui en aurait fallu 151, une alliance a été ­annoncée avec le parti des Grecs indépendants (Anel), qui comptera treize ­députés dans le nouveau Parlement.
 
Après avoir prêté serment, Alexis Tsipras est allé se recueillir devant le mur des ­fusillés de Kaisariani, une commune proche d’Athènes, où 200 communistes ont été exécutés par les nazis en 1944. Un dernier moment de calme avant de lancer les réformes de grande ampleur annoncées lors de la campagne.

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