Ukraine : le pape demande un "effort sincère"

Le pape François demande le respect de "la légalité internationale".

Le pape François a demandé mardi le respect du "principe de la légalité internationale" à "toutes les parties" en conflit en Ukraine, à la veille du sommet crucial de Minsk réunissant les dirigeants russe, ukrainien, allemand et français.

 

A travers une déclaration de son porte-parole, le pape a exigé "un effort sincère de chacun pour appliquer les accords obtenus d'un commun accord", en rappelant "le principe de la légalité internationale".

Le père Federico Lombardi "juge utile de préciser que le pape s'adresse à toutes les parties intéressées", alors que les différents appels du souverain pontife pour la paix ont "donné lieu à différentes interprétations".

 

Le pape appelle à des négociations

Le pape argentin souligne que les négociations sont "l'unique voie possible pour sortir d'une spirale d'accusations et de ripostes". Le communiqué, citant l'ancien pape polonais Jean Paul II, oppose "la force du droit" au "droit à la force".

Les différents appels de François ont été critiqués parce qu'ils ne mettaient pas en cause nommément la Russie et les rebelles pro-russes dans l'est de l'Ukraine, que Kiev accusent d'être responsables de la reprise du conflit, au mépris des accords conclus.

 

Une "guerre entre chrétiens"

Mercredi dernier, le pape François avait dénoncé le "scandale" d'une "guerre entre chrétiens". Le conflit oppose aussi les Eglises sur place. Les catholiques ukrainiens de rite oriental (uniates) soutiennent en majorité le gouvernement de Kiev, et les orthodoxes dépendant du patriarcat de Moscou sont partagés, une partie soutenant les rebelles pro-russes.

Ce conflit a gelé depuis l'an dernier les progrès enregistrés entre le Vatican et le patriarcat de Moscou, duquel se réclame la plus grosse communauté orthodoxe dans le monde.

 

Hollande et Merkel au secours de la paix

Un sommet doit réunir mercredi les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel pour mettre fin à dix mois d'un conflit qui a fait plus de 5.500 morts.

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