Nucléaire iranien : encore des "défis difficiles"

Un technicien iranien travaille dans une usine de conversion d'uranium à Ispahan, 420km au sud de Téhéran, le 3 février 2007. [Behrouz Mehri / AFP / Archives]

Il y a encore des "défis difficiles" à régler pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien, a prévenu mercredi un haut responsable américain au terme de trois jours de discussions en Suisse entre les chefs de la diplomatie des deux pays.

 

Le secrétaire d’État John Kerry rencontrera samedi à Paris ses homologues britannique, français et allemand. Les prochains entretiens bilatéraux entre Américains et Iraniens auront lieu le 15 mars, "probablement à Genève", a indiqué ce responsable.

"Nous travaillons aussi dur que nous pouvons, le président a dit ce qu'il voulait que nous obtenions, quand nous serons à la fin du mois nous verrons où nous en sommes", a encore indiqué ce responsable sous couvert d'anonymat.

 

Echéance du 31 mars

C'est comme dans le "Rubik's cube (...) tant que chaque pièce n'est pas verrouillée à sa place rien n'est accepté jusqu'à ce que tout soit accepté", a-t-il affirmé.

Les responsables américains savent parfaitement que "le monde entier examinera chaque ligne, chaque mot" de cet accord, qui doit être conclu avant l'échéance du 31 mars.

 

Un point entre grandes puissances jeudi

Ces pourparlers doivent déboucher sur un règlement politique d'ici à la fin du mois, puis à un texte technique complet d'ici au 30 juin/1er juillet, garantissant la nature pacifique et uniquement civile du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions internationales.

Les directeurs politiques des grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) et de l'Iran doivent se retrouver jeudi à Montreux pour faire le point sur ces trois jours de négociations menées sous l'autorité de M. Kerry et du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

 

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