Trois morts dans des tirs de roquettes à Kidal

Le drapeau de MLNA peint sur un mur le 27 juillet 2013 à Kidal dans le nord du Mali [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

 Au moins deux civils et un Casque bleu ont été tués dimanche dans le nord-est du Mali par des tirs de roquettes visant un camp de l'ONU à Kidal, bastion de la rébellion, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire des Nations unies.

 

"Le camp de la Minusma à Kidal a essuyé plus d'une trentaine de tirs de roquettes et d'obus" dimanche matin, auxquels la force de l'ONU a riposté, selon un communiqué, faisant "état de la mort d'un soldat de la Minusma et de 8 autres soldats blessés"

Au moins deux civils, appartenant à la tribu des Kountas, de la minorité arabe, ont par ailleurs été tués.

 

Attentat meurtrier à Bakamo

Les tirs de roquette contre les forces internationales sont fréquentes dans cette région mais ceux-ci interviennent au lendemain d'un attentat meurtrier à Bamako, la capitale, revendiqué par le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Le groupe Al-Mourabitoune a dit vouloir venger son "prophète de l'Occident mécréant qui l'a insulté et moqué", en allusion aux caricatures de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, et la mort d'un de ses chefs, Ahmed el-Tilemsi, tué par l'armée française en décembre dans le nord du pays.

 

Menace jihadiste

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant en plein coeur de Bamako, premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale malienne, qui vit depuis 2012 sous la menace jihadiste.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda , qui en ont été partiellement chassés par l'opération militaire "Serval", lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération "Barkhane", dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

 

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