Vidéo de l'EI : le rectorat ne confirme pas que l'enfant est toulousain

Un jhadiste avec le drapeau de l'Etat islamique.[Al-FurqanMedia/AFP]

L'enfant qui semble tuer un prisonnier sur une vidéo d'exécution diffusée mardi par le groupe Etat islamique a été reconnu par des camarades de classe toulousains, mais l'inspecteur d'académie a refusé vendredi de se prononcer sur son identité.

 

"Sur l'identification formelle de cette personne, je ne peux rien vous dire", a indiqué en conférence de presse l'inspecteur d'académie de Haute-Garonne, Jacques Caillaut. "Des enfants du collège Vauquelin ont reconnu un de leurs camarades mais il faut rester prudent", a-t-il ajouté.

L'inspecteur n'a pas confirmé, comme l'ont indiqué jeudi des sources concordantes proches du dossier, que l'enfant, qui aurait une douzaine d'années et qui est filmé en train d'exécuter avec un pistolet un Palestinien présenté comme un espion, est bien le beau-fils de Sabri Essid, un proche de Mohamed Merah, le tueur au scooter de Toulouse. 

 

Sabri Essid serait le jihadiste filmé 

Selon les mêmes sources concordantes, Sabri Essid est "très probablement" le jihadiste s'exprimant en français et filmé en compagnie de l'enfant, dans la même vidéo. 

Selon l'inspecteur d'académie, les camarades de la classe de sixième au collège Vauquelin situé dans le quartier du Mirail auraient connu l'enfant quand ils étaient encore à l'école primaire des Vergers, également à Toulouse dans le même quartier populaire. 

 

Une famille qui aurait quitté Toulouse pour la Syrie

"Il y a un enfant qui n'est plus scolarisé à l'école des Vergers depuis le 14 mars 2014 mais je n'ai pas plus d'éléments", a ajouté M. Caillaut.

La famille de Sabri Essid est soupçonnée d'avoir quitté le quartier du Mirail à Toulouse pour la Syrie au printemps 2014. Sabri Essid est devenu le demi-frère de Mohamed Merah après le mariage de son père, Mohamed Essid, avec la mère du tueur au scooter de Toulouse.

Mohamed Merah avait semé l'effroi en France en tuant entre le 11 et le 19 mars 2012 à Montauban et Toulouse trois militaires et trois enfants et un enseignant dans une école juive.

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