Dette grecque : Tsipras plaide sa cause

Alexis Tsipras, premier ministre de la Grèce.[YANNIS BEHRAKIS / POOL / AFP]

Une réunion est organisée jeudi soir à Bruxelle entre le Premier ministre grec et ses créanciers.

 

La mission s’annonce rude pour Alexis Tsipras. A l’occasion du sommet européen de Bruxelles, le Premier ministre grec doit plaider sa cause ce jeudi soir face à ses créanciers, en particulier Angela Merkel et François Hollande.

Dans la matinée, la chancelière allemande a estimé qu’il n’y avait "pas de raison de se laisser abattre". Pourtant la situation est grave pour la Grèce. Le pays, qui doit rembourser plus de 330 millions au FMI avant la fin de la semaine, fait face à un "problème de liquidités", selon l’aveu même de son vice-Premier ministre.

 

Un plan de 240 milliards d'euros

Pour réinjecter les "2-3 milliards d’euros" nécessaires pour éviter l’asphyxie financière et le risque d’une sortie de la zone euro, Alexis Tsipras tente depuis des jours d’obtenir le versement de la dernière tranche du plan de quelque 240 milliards d’euros dont la Grèce bénéficie depuis 2010, soit un peu plus de 7 milliards.

"L’UE a besoin d’initiatives politiques audacieuses", a-t-il plaidé à son arrivée à Bruxelles. En réponse, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a appelé Tsipras à "des compromis raisonnables", estimant que «le temps presse [et que] le gouvernement doit enfin se bouger». Même son de cloche côté français, où François Hollande attend des Grecs qu’ils entreprennent "les réformes qui sont attendues d’eux". 

 

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